‹ Autour du Catholicism socialChapitre 53 sur 106 · LECANUET, Montalembert, XII, p · texte numérisé non relu

LECANUET, Montalembert, XII, p

2. Mémoires du vicomle Armand de Melun, éd. Le Camus, IE, p. 50, (Paris, Oudin, 1891.)

sont un nouveau symptôme du peu de profit que nos prétendus conservateurs ont tiré des leçons de ces dernières années !. »

Les réserves de la presse de droite furent d’abord rares et timides : le journal l'Ordre, le premier, osa les exprimer en des lignes assez formelles. Et puis, le Pays, le Pouvorr, d’autres feuilles encore, suivirent ?. Un publiciste légitimiste déclara nécessaire de rappeler à la France que M. de Montalembert n'était pas légitimiste, comme si la droite eût craint d'être compromise par les doctrines de l'orateur catholique sur le dimanche.

« Que faites-vous, monsieur de Montalembert ? Un signe de croix ! Vous que l’on avait cru capable de devenir un homme politique ! Si vous continuez, nous ne vous suivrons pas, vous nous compromettez ! » L'ironie de Louis Veuwilot résumait ainsi les propos qui se murmuralent à l'adresse de Montalembert, sur certaines lèvres catholiques; et Louis Veuiilot continuait. avec sa robuste logique :

«Le grand personnage qui parle contre l’irréligion sympathise avec des journaux qui ne veulent pas que même l'État respecte le repos du dimanche... Parmi ces Limides et parmi ces sceptiques, se lève-t:l un homme de foi ? Tous s’épouvantent des clameurs qui l’'accueillent. Ou ils ne le soutiennent qu’à regret, ou ils l’abandonnent; et plusieurs en sont à regretter les batailles que ce fanatique a gagnées pour eux * ».

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