Univers, 25 décembre
On osa brandir, contre Montalembert, une certaine note hostile au repos légal du dimanche, expédiée un jour à Portalis par Napoléon [°'; dans un journal de Dijon, Foisset s’indignait d'un tel argument. « Rejeter complètement le projet, écrivait-il, par cela seul que le rapporteur a fait acte d’une profonde conviction religieuse, ce serait une résolution d’une incalculable portée. Adopter surtout cette résolution extrême le lendemain de la canonisation conférée par des feuilles conservatrices à un document comme la lettre de l'Empereur à Portalis, dont la conclusion est qu’il faut se moquer des partis qui demandent l’observance du repos dominical, cela n’est pas fait pour diminuer la gravité d’un pareil vote t».
L'Assemblée n'eut point à voter ; les événements de 1851 allaient porter les esprits ailleurs.
La « majesté de Dieu », la « dignité du pauvre », toutes deux méconnues, toutes deux outragées par la profanation du dimanche, n’obtinrent pas que ja loi rêvée par Montalembert leur « restituât à l’une et à l’autre ce qui leur était dû ? ».
Mais les pages de Montalembert subsistent : depuis que l’œuvre sociale de 1848 caplive la curiosité des historiens, ces pages défient l'oubli. M. Ferdinand Dreyfus écrit textuellement, dans le livre si fouillé qu’il a consacré à l'assistance sous la seconde République : « La doctrine de l’action politique ou sociale du catholicisme n’a jamais été plus éloquemment et plus franchement développée *» .
M. Ferdinand Dreyfus a raison : c’est surtout