‹ Autour du Catholicism socialChapitre 60 sur 106 · Summa fheologica, II: Ile, quæst. CLXI, art · texte numérisé non relu

Summa fheologica, II: Ile, quæst. CLXI, art

ne s'opposent pas l’une à l’autre; mais elles convergent en ceci, que toutes deux sont suivant la droite raison. » Il disait encore, dans son chapitre sur la magnanimité : « Il y a dans l’homme quelque chose de grand, qu'il possède par l'effet d’un don de Dieu, et quelque chose de défectueux qui résulte de l'infirmilé de la nature: la magnanimité amène l'homme à se rendre digne de grandes choses en considération des dons qu’il possède de Dieu; ainsi, s’il a un grand courage, la magnanimité le fait tendre vers des actes de vertu parfaite; l'humilité au contraire l'amène à s’estimer fort peu lui-même en considération de ses propres défauts. La magnanimité méprise les autres hommes dans la mesure où ils commeltent des défaillances à l'endroit des dons de Dieu; l'humilité les honore, et les estime au-dessus d'elle, en tant qu’elle aperçoit, en eux, quelque chose des dons de Dieu; ainsi ces deux vertus ne sont pas contraires, quelque contraires que semblent leurs tendances !. »

Jean-Claude-Marie Colin nous apparaît comme un humble et comme un magnanime, au double sens où saint Thomas définit ces vertus; et sa vie même semble faite pour illustrer la façon sublile et profonde dont saint Thomas les conciliait. Un de ses livres de chevet était un curieux traité sur l'Amour du mépris de soi-même, composé au XVIII: siècle par un religieux italien, le P. Franchi, livre étrange de parti pris, systématiquement diffamatoire pour la pauvre nature humaine. A l’école de ce père Franchi, l'homme apprend à se bafouer lui-

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