‹ Autour du Catholicism socialChapitre 62 sur 106 · Esprit de la Société de Marie, pp · texte numérisé non relu

Esprit de la Société de Marie, pp

Dieu a voulu que je travaille à la Société, j'ai tou- Jours pensé que je ne faisais que gâter, que je ne pouvais que gâter. D'ailleurs, mon caractère me porte à vivre imconnu !. »

Les alertes furent fréquentes dans la Jeuné Société de Marie : dès 1839, et puis en 1843, en 1849, en 1847, les Maristes se crurent à la veille de perdre leur supérieur général; on peut dire que tout le long de ce que nous appellerions sa vie publique, le P. Colin songea à prendre sa retraite. Il consolidait, à lui tout seul, l'hégémonie de l'Église romaine sur lune des cinq parties du monde et sur la plus lointaine des cinq; mais il persistait à briguer la solitude. C'était là l'unique ambition de ce fondateur. Et lorsque, en 1894, 1] lui fut enfin permis de s’exaucer lui-même; lorsque ainsi descendu des honneurs il se fut fait bénir par le nouveau supérieur général de la Société, il s’en alla vivre dans deux petites cellules, à Notre- Dame de la Neylière, pour achever d'élaborer les Constitutions.

Elles furent définitivement fixées en 1870, approuvées et promulguées en 1873; la tâche terrestre de Jean-Claude-Marie Colin était achevée. Ayant lancé dans le monde la Société de Marie avant de la définir pleinement, il avait, plus d’un demi-siècle, gardé en lui ces Constitutions, par désir, peut-être, de parachever son expérience, et surtout par souet de faire passer bien exactement dans un tel texte tout ce que Dieu voulait — et rien autre chose, el rien de moins, et rien de plus. Désormais ce texte était acquis. « C'est Marie qui a toul fait », disait-1l au dernier

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