‹ Autour du Catholicism socialChapitre 63 sur 106 · Esprit, p · texte numérisé non relu

Esprit, p

chapitre des Maristes où s’éleva sa voix octogénaire ; et lorsque ainsi tout fut fait, Jean-Claude-Marie Colin, le 15 novembre 1875, cessa de vivre.

Ses fils religieux, alors épars, au nombre de 600, dans 5 missions, 9 collèges, 5 séminaires, et 25 résidences, héritaient de ce grand homme un conseil très instant, où son âme survit tout entière. « Que les Maristes, écrivait-il, unissent enfin l’amour de la solitude et du silence et la pratique des vertus cachées avec les œuvres de zèle, de telle sorte que, bien qu'ils puissent s’adonner à tous les ministères qui ont pour objetle salut des âmes, cependant ils paraissent toujours comme inconnus et cachés au monde. » Il jies souhaitait savants, saints, thaumaturges même, mais toujours discrets. « Aujourd'hui, dans ces temps mauvais, il faut des thaumaturges, disait-il, mais des thaumaturges qui ne fassent pas de bruit {. » « Oui certes, reprenait-il, la Société produira des saints, mais on ne les connaîtra pas ?. » Il rêvait, pour ses fils comme pour lui, l'obscurité, l'anonymat. Lorsque l’un d'eux devenait évêque, il aurait voulu que personne ne le sût *. Il les destimait à la chaire, mais il ajoutait : « Si j’entendais dire d’un membre de la Société qu'il est grand prédicateur, c'est pour lui que je tremblerais #. » Il voyait de plus en plus la nécessité, pour les Maristes, de devenir savants *; il leur faisait observer que l’apostolat

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