‹ Autour du Catholicism socialChapitre 64 sur 106 · Esprit, pp. 208 et · texte numérisé non relu

Esprit, pp. 208 et

réclamait une préparation studieuse, il remettait sous leurs yeux l'exemple de vies apostoliques, àacommencer par celle du Christ, dont la durée avait été courte et l’apprentissage long ‘; mais il les prévenait, par ailleurs, que « si un jour ou l’autre la Société venait à se pavaner desascience, il crierait aussi bien fort? ». Non pas qu'il fût partisan de ce nivellement qui n'est propice et flatteur que pour les médiocrités ; mais il voulait, chez ses fils, l'esprit de simplicité, toute franche et bien sérieuse : « la simplicité, disaitil, est ce qu'il ya de plus pur dans les vertus ÿ »; elle inspirerait aux Maristes le désir de se préparer de leur mieux, sans ambition, et de faire de leur mieux, sans éclat.

De là, son empressement à les mettre en garde contre les illusions qui eussent pu les amener à se dire : « Tel grand saint faisait des fautes de langage, je peux bien en faire aussi ? » ; mais de là aussi son effroi pour tout ce qui brillait, pour tout ce qui retentissait, pour tout ce qui pouvait, dans l’Église et le monde, faire valoir sa Société. Il garda plusieurs années dans son pupitre la première biographie du P. Chanel, de crainte que la Société n’y parüût trop mise sur le pinacle Ÿ. De là, encore, ces conseils répétés : « Ne parlons jamais de la Société, si ce n’est entre nous ; la place d’un Mariste, c’est le néant. » « Sije pouvais, je mettrais tous mes Maristes dans un

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