‹ Autour du Catholicism socialChapitre 68 sur 106 · BEA WEBER, op. cil., p · texte numérisé non relu

BEA WEBER, op. cil., p

sous l’action de Schleiermacher, c'était cette affirmation que le fait religieux a un caractère social, et que la pensée chrélienne est une pensée sociale; et c'est ainsi que l’on pouvail emprunter à ce protestantisme récent quelques arguments pour une théorie de l'Église. Une fois reconnu le fait de la communauté chrétienne, une fois entrevue l’idée de l’Église, deux attitudes sont possibles, et c’estSchleiermacher lui-même qui nous en donne quelque part la formule : « Le catholicisme, dit-il, fait dépendre le rapport de l'individu avec le Christ de son rapport avec l'Église ; le protestantisme fait dépendre le rapport de l'individu avec l'Église de son rapport avec le Christ !. » Schleiermacher et ses disciples affectèrent d'observer la seconde attitude; Moehler, après étude des Pères, s’attacha délibérément à la première.

Qu'on ne peut aller au Christ que par l'Église, qu'on ne peut connaître le Christ que par l'Église: telle est la thèse fondamentale qu'expose son premier livre : De l'unité dans l’Église ou du principe du catholicisme d'après l'esprit des Pères des trois premiers siècles ?.

« Le divin ne peut être connu du dehors d’une manière purement abstraite et logique. La connaissance du divin ne peut se développer que selon la mesure des progrès de l'amour. » Voilà deux phrases qui pourront servir d’épigraphe à cette œuvre de jeunesse de Moehler : nous les extrayons de l'Histoire

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