‹ Autour du Catholicism socialChapitre 70 sur 106 · KNOEPFLER, Op. Cit., pp · texte numérisé non relu

KNOEPFLER, Op. Cit., pp

érudit ; et lui-même va nous dire, en une page curieuse, pourquoi c'était en lui, pour l’érudit qu'il était, une nécessité d’être consciemment et pleinement catholique.

M. Friedrich, l'historien « vieux catholique », a publié un premier projet de préface qu'avait écrit Moehler, en 1825, pour son livre sur l'Unité de l'Église ; il nous paraît intéressant, à maints égards, de le traduire intégralement *.

On a l'habitude de dire, en une préface, comment l'on fut induit à composer l'écrit qu'elle accompagne. Voici ce qui m'induisit : le sujet que je traite avait déjà donné lieu aux exposés les plus contradictoires : j'avais donc abandonné l'espérance de pouvoir arriver à un résultat qui pût prétendre à plus de valeur que celle d'une conception purement subjective. Ce qui devait se produire à la suite d’une aussi triste conception, se conclut de soi-même. Sur ces entrefaites, j'entrepris de travailler à une partie de l’histoire de l’Église du moyen âge : mais une construction historique me devenait impossible. Sans nulle synthèse, sans aucune idée susceptible de contenir et de pénétrer l’histoire, sans aucun point de vue fixe, il aurait fallu, pour traiter quand même mon sujet, que Je me résignasse à ne trouver aucune liaison nécessaire avec l’époque précédente, que je renonçasse à admettre un développement permanent. Mais comment m'y résoudre, puisqu’en ce point important l’ancienne histoire de l’ Église m'apparaissait comme quelque chose d’inachevé, non susceptible d’achèvement ? Si une nécessité intérieure me conduisait à présupposer la nécessité d’une liaison plus profonde

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