DAviD FRIEDRICH STRAUSS, op. cit., p
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souabe etpour le clergébavarois, sur lesquels s’exerça tour à tour son influence de professeur. Les Mémoires du prêtre Jocham, publiés il y a quelques années, nous montrent l'influence troublante exercée sur beaucoup de consciences sacerdotales, entre 1810 et 1825, par le mysticisme à demi séparatiste des Boos et des Gossner, des Lindl et des Voelk {; nous sentons, dans ces Mémoires, comme dans les correspondances de Savigny, de Ringseis et de Brentano?, la secousse morale communiquée par les prédications de ces prêtreset l’aveugle gratitude de certains auditeurs qu'ils avaient éveillés au bien; et Sailer lui-même, le futur évêque, s'était, un certain temps durant, laissé gagner par leur prestige. Moehler, qui semblait faire l'apologie de l'Église au nom même de l'Esprit, survenait à propos pour rattacher à la vie collective de la vaste société ecclésiastique une certaine élite indécise qui volontiers, pour trouver Dieu, se serait groupée dans quelques pieuses coteries d’« éveillés », et qui eût assurément gaspillé, dans cette attitude quasi schismatique, les plus précieuses énergies de la foi et de l'amour. Le livre de l'Unité convoquait au sein même de l'Église, et là seulement, les aspirations des âmes mystiques; elles cessèrent, grâce à celivre, de se laisser dépayser et de se précipiter elles-mêmes dans un infécond et dangereux exil.
L'ouvrage de Moehler est donc essentiellement catholique, par l'inspiration dont il est le fruit, par le souffle qui y circule, par l'hommage qu'il rend à
1. MaGnus Jocuam, Memoiren eines Obskuranten, publiés par le P. Sattler, bénédictin (Kempten, Kôsel, 1896.) 2. Voir, sur ce mouvement mystique, GoyAU, op. cit. livre IT, chap. IT.
l'idée de société religieuse, par la preuve presque empirique qu'il donne de la nécessité de l'Église comme moyen de connaissance de la révélation divine: Que d’ailleurs tout y soit exact, impeccable, inaccessible aux suspicions d’une orthodoxie rigoureuse : c'est de quoi nous laisserons décider Moehler luimême. Parlant plus'tard de cette œuvre de jeunesse, 1l avouait qu'un certain nombre de détails ne lui paraissaient plus défendables, que l’ensemble n’en était pas assez digéré, assezsynthétisé ;1lsemblait,même,qu'on ne lui fit aucun plaisir en lui rappelant ce livre, qui pourtant avait exercé un si merveilleux ascendant".
C'est qu’en vertu de sa théorie même de l'Église, Moehler devait sentir l’impérieux besoin de se conformer de plus en plus exactement, non seulement aux enseignements, mais même aux susceptbilités du pouvoir enseignant ; et l’étude très détaillée du progrès constant de la pensée de Moehler et de son acheminement vers une orthodoxie toujours plus sûre est d’un véritable attrait. M. Aloys Schmid, directeur du Georgianum de Munich, a tenté cette recherche dans deux articles très fouillés du ÆHrslorisches Jahrbuch?, et nous n'avons 1c1 qu’à le résumer.
Entre 1823 et 1826, nous trouvons, dans les arlicles de la T'übinger Quartalschrift, un Moehler pro-
1. BEDA WEBER, 0p. cil., p. 6. Comparer, au sujet de ce traité, quelques pages du P. LÉONCE DE GRANDMAISON, Revue pratique d'apologélique, avril 1908, pp. 14-16.
2, Historiches Jahrbuch, 1897, XVIII, pp. 322-356 et 572-599,
pice aux innovations liturgiques les plus aventureuses :1l souhaite que l’usage du calicesoit rendu aux laïques ;1l est partisan d’une liturgie en langue nationale. En 1830, au contraire, Moehler intervientcomme défenseur du missel latin et comme adversaire des projets de messe allemande. Entre 1823 et 1826, nous constatons, chez lui, une médiocre bienveillance pour l'institution monastique : son espritévolue, et voici qu'en 1830 et 1837 il publie, sur l’origine et les débuts de cette institution, des articles historiques qui ont la valeur d’une apologie et dans lesquels le monachisme, domptant les sens, domptant l’attachement à la propriété individuelle, nous apparaît comme un souvenir vivant de l’état primitif de l’homme, du temps où la corruption des sens n’existait pas, où la faute originelle n'avait pas introduit la nécessité d’une distinction entre le tien et le mien !. En 1825, dans son écrit sur l'Unité dans l'Église, il soutient ou il laisse deviner, sur les rapports de la raison et de la foi, sur la valeur probante des miracles, sur la portée démonstrative des témoignages traditionnels, certaines opinions qu'une théologie chatouilleuse peut légitimement critiquer; son article de l’année 1834 contre le traditionalisme de Baubain dénote une conformité plus exacte entre la pensée de Mochler et les postulats philosophiques de l’enseignement catholique ?. L'idée qu'il se fait des indulgences dans un article de l’année 1893 et la théorie qu'il en donne dans la Symbolique sont singulièrement différentes : en dix années, Moehler
1. Gesammelle Schriften und Aufsälze, 11, pp. 168-171. 2, Gesammelte Schriften und Aufsätze, 1, pp. 141-163,
s'est corrigé, éclairé; ses connaissances sont devenues exactes, précises, complètes. C’est surtout au sujet de la constitution même de l'Église qu'il est singulièrement intéressant de voir s’amender et se transformer cette intelligence toujours sise et toujours soucieuse.
Un compte rendu, publié en 1823, du Manuel de droit canon de Ferdinand Walter, nous montre le premier état de la pensée de Moehler : il combat à cette date les prérogatives de la primatie papale, telles que les revendique Walter; il émet, sur les rapports entre le pape et les conciles généraux, des théories qui rappellent le gallicanisme du quinzième siècle. Les leçons de droit canon qu'il professa entre 1823 et 1825 insistent sur les raisons qui lui semblent militer contre l’infaillibilité et sur les considérants qui lui paraissent motiver la subordination du pape à l'ensemble des évêques. Dans le livre de l'Unité le chapitre de la primatie est très caractéristique :
J'ai été très longtemps en doute, écrit Moehler, pour savoir si la primatie est de l'essence de l'Église catholique; j'étais même disposé à le nier; car l'union organique de toutes les parties en un tout, qu'exige absolument l'idée de l'Église catholique et qu'elle est elle-même, paraissait complètement réalisée par l'unité de l’épiscopat; d’un autre côté, il est évident que l'histoire des trois premiers siècles de l’Église n’est pas assez riche en matériaux pour pouvoir dissiper tous nos doutes à cet égard.
L'aveu n'offre aucun ambage, mais Moehler ajoute qu'après avoir examiné de plus près les épitres de sant Pierre et l’histoire, après avoir réfléchi atten-
tivement à l’organisation de l'Église, il a pu, enfin, se faire une idée personnelle de la primatie, et c’est de cette idée que nous allons être les confidents. Elle est confuse encore, et singulièrement incomplète. Elle repose sur ce principe, que l'unité de l’épiscopat et de tous les fidèles dans l’épiscopat doit se manifester, peu à peu, dans une Église et dans son chef, et que ce chef, peu à peu, doit être le centre vivant de l'unité vivante de toute l’Église. Sans être formellement nié par Moehler, le caractère divin de l’institution de la primatie est, tout au moins, relégué au second plan : ce sont, avant tout, les besoins de la vie qui ont rendu la primatie nécessaire; c’est, avant tout, le mouvement de la vie qui a produit la puissance papale. Il semble qu’à cette date, aux yeux de Moehler, cette puissance s'explique par des raisons de fait plutôt qu'elle ne se justifie par des raisons de droit; qu’elle est le résultat d’une évolution humaine plutôt que la conséquence d’un vouloir divin ‘; et que la cime pontificale, qui couronne l’ensemble de l’œuvre, n’a pas été posée par un gesie d’en haut, geste souverain de Dieu, mais que, d’en bas, s’est produit comme un effort d'architecture spontanée, qui a édifié un faîte, et ce faîle c’est la papauté. Le besoin d'unité étant d'autant plus grand que l’Église est plus sérieusement menacée par les assauts de l’ignorance et de la barbarie, Moehler, dans ses leçons, défendra la papauté du moyen âge en disant expressément qu’elle fut un produit de l'ignorance et de la barbarie. On impute à la papauté
1. C'est ce qui n’échappait point à la perspicacité très éveillée du philosophe Baader, grand ennemi de la « dictature » romaine. (Voir FRIEDRICH, op. cit., p. 68.)
Ja cause de certaines calamités : nullement; elle en fut la conséquence. L'institution papale, ainsi envisagée, est tout près d'être considérée comme un pisaller, comme le résultat inévitable du malheur des temps. Moehler, à cette date, est en définitive partisan d’une sorte de système presbytéral tel que le soutenaient jadis les Gerson et les Pierre d’Aïlly, d’après lequel évêques et prêtres sont comme les dépositaires de la puissance de l'Église; et s’il est nécessaire, s’il est opportun, s’il est efficace, que la papauté symbolise leur union, il semble que, d'après la pensée de Moehler, elle ne puisse la symboliser, qu’en acceptant elle-même une sorte de subordination. Cette conception de Moebhler était le résultat d’un certain groupement de textes plutôt que d'une étude intégrale de l’histoire. [1 n’est point sans péril de voir les textes à l'écart des faits : les nuances de la réalité vivante risquent d'échapper. Moehler eut cette bonne fortune, au lendemain du livre sur l'Unité dans l'Église, d’être séduit par la physionomie dé saint Athanase : il entreprit une histoire « d’Athanase le Grand et de l'Église de son temps ». Il observa les conciles et synodes du quatrième siècle; et de même qu’en étudiant les textes de l'Église primitive il avait senti l'Esprit vivre dans les âmes et retrouvé, dans toute sa fraicheur, dans toute sa plénitude, la vie intérieure de la primitive communauté chrétienne, de même, s'installant au cœur du quatrième siècle, il voyait fonctionner l'organisme catholique, il assistait au jeu de la hiérarchie, il notait et il senlait ce que nous pourrions appeler la vie extérieure de l'Église. Ce spectacle nouveau devait inévitablement modifier l'idée qu'il s'était faite de la pri-
er
matie pontificale. La modification fut rapide : elle est accomplie dès 1827, comme le témoigne, celte année-là, une page même du livre sur Af/hanase. Moehler parle de la lettre du concile de Sardique au pape Jules : il la commente, elle est pour lui une révélation.
« Comme le Pape, écrit-il, à qui Pierre a transmis sa dignité, est le chef avec lequel tous les membres sont placés dans une union organique, 1l fallait que tous les mouvements des églises particulières fussent en harmonie avec les siens... Il était dans la nature des choses que l'Église, tout en glorifiant le centre etle chef invisible de l'Église, s'eflorçât aussi de relever son centre et son chef visible. Il s'ensuit qu’en défendant Athanase, représentant de l'Église catholique, dans la lutte pour la divinité du Rédempteur, on s’occupa non moins sérieusement du chef de l'Église visible. C’est ainsi que tout se liait et qu’une chose devenait la condition d’une autre. Ceux qui défendaient la dignité du chef invisible se rattachèrent au chef visible et furent à leur tour défendus par lui; par ce moyen, ils furent rendus à leur Église où ils purent de nouveau défendre le chef invisible, C'est ainsi que l’histoire d’Athanase devint un point intéressant dans l’histoire primatiale, et ses résultats s'étendirent, sous ce rapport, bien loin dans l’avenir !.)
Deux ans se passent, ét un article de l’année 1829 nous permet de mesurer, d’une façon singulièrement
1. Afhanasius der Grosse und die Kirche seiner Zeit, II. pp. 73-74. (Mayence, Kupferberg, 1827.) L'ouvrage fut traduit en français par Gohen,
exacte, les étapes parcourues par Moehler. Walter, cette année-là, donne une quatrième édition de son Manuel de droit canon, et Moehler, dans la Theologische Quartalschrift, en publie un nouveau compte rendu: à la critique, l'éloge a succédé. En 1830, dans la réponse qu'il adresse aux prêtres badois partisans du célibat, il insiste sur cette idée, que dans l'Église, l'esprit de communauté et le respect pour le Pape, qui est le centre de la communauté, sont deux faits solidaires ‘; et nous voilà loin de la théorie qui faisait de la primatie papale, ou peu s’en fallait, une sorte de façade superposée. La Symbolique paraît en 1832; cinq éditions s’en succèdent; et de la première à la cinquième, les pages concernant la primatie bénéficient encore de sérieuses retouches. Dans l'édition de 1832, la coexistence du système épiscopal et du système papal est signalée par Moehler comme une bienfaisante nécessité pour l'équilibre de l'organisme ecclésiastique. Dans l'édition de 1835, le système épiscopal, tel qu'il fut défini à Constance et à Bâle, impliquant une subordination absolue du pape, est taxé d'opinion surannée: Moehler, à ce moment, semble avoir assis sa pensée dans une sorte de système épiscopal anligallican, modéré, qui n’admet ni une subordination du pape à l’ensemble de l’'épiscopat, ni une subordination de l'épiscopat au pape, mais qui considère épiscopat et papauté comme relativement autonomes, comme des puissances sises sur le même plan, s'aidant el se complétant l'une l'autre. Il n’y avait plus qu’un pas à faire, comme l’observe M. Schmid, pour arriver à la conception
Gesammelle Schriflen und Aufsälze, 1, pp. 264-265!
parfaitement correcte de la suprématie papale !; la mort surprit Moehler avant qu'il n’eût fait ce pas, qui allait être, logiquement, le dernier acte de son évolution.
Ainsi, tandis que Doellinger professait au sujet de la hiérarchie, au point de départ de ses études, des opinions singulièrement plus exactes que celles de Moehler, et qu’on le vit, par une lente séparation d'avec l’orthodoxie, arriver progressivement jusqu’à cette conception toute démocratique de l’organisme chrétien dont le fameux livre de « Janus » nous donne l'exposé, Moehler au contraire, par un mouvement inverse, en une vie beaucoup plus courte, avait pris comme point de départ, lui, les doctrines de Constance et de Bâle et s'était avancé, peu à peu, par de lents et sincères travaux d'approche, jusqu'aux environs immédiats des doctrines romaines ?.
1. Avant de clore ce chapitre sur les évolutions de la pensée de Moehler, il est curieux de constater qu'il en fut de même, ou peu s'en faut, au sujet des Jésuites qu'au sujet de la primatie. À l’origine, Moehler incline à juger Doellinger trop indulgent pour les Jésuites ; il trouve triste qu’en aspirant au retour des Jésuites et des moines on se dispense soi-même d'agir; il parle d'eux, dans son cours de 1831, en des termes sévères, ce qui permit, neuf ans après, au Suisse Burkard Leu, d'alléguer l’autorité de Moehler dans un pamphlet contre les Jésuites. Mais d'autre part Moebhler, très sévère à l’origine pour la bulle Unigenilus, et frappé surtout, alors, de là lutte des anciens Pères contre les Pélagiens, acquiert, avec le temps, une compréhension plus nette des erreurs de Jansénius et de Quesnel ; il devient plus équitable pour la bulle et se rapproche du point de vue des Jésuites. (Voir FRIEDRICH, op. cit., pp. 15-18 et 106 et suiv. ; FRIEDRICH, /gnaz von Dôüllinger, 1, pp. 268-270et IT, pp. 22-24 ; et ScaMmip, loc. cil., pp. 589-594.)
2. M. Friedrich dit avec raison que sur aucun sujet Moeh, ler n’a laissé d'aussi nombreux brouillons que sur la pri-
Durant ce bref séjour dans les facultés de théologie protestante qui fut l'événement capital de sa vie, Moehler n'avait pas seulement acquis une méthode à la lumière de laquelle il connut et comprit vraiment le catholicisme; il avait appris à connaître, aussi, le protestantisme lui-même. La Symbolique, qu’il publia en 1832 t, est le livre le plus profond que, depuis Luther, une plume catholique allemande ait écrit sur la Réforme.
Moehler, comme Doellinger, comme beaucoup de personnalités du cercle de Joseph Goerres, croyait assez prochaine la fin du protestantisme : « Où mènera la perfectibilité du symbole protestant ? disait-il un jour à Beda Weber. C'est ce que Strauss, tout le premier, aura peut-être encore assez de vie pour pouvoir expérimenter. La hache est dans la forêt : il faut peu de temps pour que tombe le dernier arbre, et, avec lui, la croyance au Dieu éternel. » Il eût pu, se restreignant à cet ordre de considératons, entreprendre pour son siècle une Jistoire des variations de l'Église protestante, comme Bossuet l'avait fait pour le dix-septième siècle; mais un examen plus attentif de la situation du protestan-
matie (op. eil., p. 72); et le livre de M. Friedrich nous met sous les yeux tous ces brouillons. Mais M. Schmid agit sagement en ne faisant qu'un usage discret de ces papiers épars et dont la date est souvent indécise, et en suivant surtout dans les livres de Moehler la pensée de Moehler. 1. Symbolik, oder Darstellung der dogmatischen Gegensälze der Katholiken und Protestanten nach ihren ôffenilichen Bekenninissschriften. (Mayence, Kupferberg, 1832.)
tisme l’induisit à un autre projet. En écrivant vers 1830 une Ârstotre des variations, il aurait dénoncé comme un fait les progrès du rationalisme dans la Réforme, et même, peut-être, établi sans beaucoup de peine que ce fait résultait d’une nécessité logique. Mais à cette époque même le piétisme jouissait d’un instant de revanche ; éclos dans certaines chapelles étrangères aux Églises officielles, il s'était peu à peu infiltré dans ces Églises ; la faveur du roi de Prusse avait aidé ce mouvement de réveil; la vieille orthodoxie protestante avait, par là même, regagné quelque crédit et repris quelque assurance; et l’on s’essayait à rappeler à l’attention des fidèles ces symboles primitifs qu'avait arborés la Réforme du seizième siècle. Moehlerse résolut à observer de près ces symboles; complaisamment, il suivit le protestanlisme sur le terrain où les plus croyants d’entre ses fidèles aimaient à planter leur tente.
Il y songeait déjà, en 1826,lorsque, critiquant, dans la Theologische Quartalschrift, un écrit de Winer sur là doctrine des divers partis religieux, 1l reprochait à l’auteur de n'être pas remonté jusqu’à l’idée fondamentale qui sépare les deux confessions, c'està-dire jusqu'à la différence profonde de leurs théories respectives sur la justification. Rendant compte, en 1828, d’un écrit symbolique de l’évêque anglais Milner, il regrettait l'absence, dans la littérature catholique allemande, d'un livre qui résumât la controverse entre les deux fractions du christianisme *. [l y avait là une lacune ; Moehler voulait la combler 2.