‹ Autour du Catholicism socialChapitre 75 sur 106 · KNOEPFLER, op. cit., pp · texte numérisé non relu

KNOEPFLER, op. cit., pp

2, On trouvera dans WERNER, Geschichle der Katholischen Theologie, 2° édition, p. 74, la liste des écrits assez insigni-

« Ce n'est pas par intolérance, écrit Robert de Mohi, que Moehler composa une Symbolique, mais pour montrer que la théologie catholique était à la hauteur de la théologie évangélique ‘.» L'Allemagne religieuse, à cette époque, présentait en effet une assez étrange anomalie : deux confessions chrétiennes existaient, dont l'une avait un Credo stable et rigoureux, et dont l’autre, de par son origine, était plus encline à livrer aux disputes des hommes l’objet même de la foi; or, la première de ces confessions ne possédait pas de livre de Symbolique, pas d’exposé systématique de son dogme et du dogme voisin; et dans le protestantisme, au contraire, les écrits de ce genre abondaïent. Le professeur Planck, que Moehler entendit à l’université de Goettingue, avait en 1796 publié une Symbolique ?; un autre théologien protestant, Philippe Conrad Marheineke, avait, en 1812 et 1813, fait paraître trois volumes sous le titre : Système du catholicisme dans son développement symbolique. « Vienne le jour, disait Marheineke, où paraîtra une exposition critique analogue du système protestant d’après les principes du catholicisme, et les temps seront proches où l’on pourra songer à une fusion des deux Églises sur la base d’une mutuelle régénération *. » C'est ainsi qu'aux yeux de certains penseurs protestants, le développement de la

fiants de controverse religieuse publiés par des catholiques dans le quart de siècle qui précéda la Symbolique.

Page 1