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LE DEVOIR ACTUEL DES LAÏQUES POUR LE RECRUTEMENT DU CLERGÉ

On sourit parfois de la prière humaine, comme d'un illusoire mouvement des lèvres par lequel la volonté du fidèle s’imagine avoir prise sur l’insaisissable volonté de Dieu. C’est beaucoup d’orgueil, diton, pour ce néant qu'est l’homme, de prétendre influer sur le plan divin, et d’oser formuler, en son nom personnel, le menu détail de ses vœux. Je ne sais trop si la prière du déiste pourra triompher de ces objections, ou si devant leur assaut elle finira par se laire; mais la prière chrétienne ne tombe pas sous leurs coups. Car une phrase de l'Évangile de saint Jean donne à la prière chrétienne une allure bien précise : « Si vous demandez quelque chose au Père en mon nom... » dit le Christ. Prier le Père au

nom du Christ, et en s'appuyant sur les mérites du Christ, et en les lui présentant : voilà l’attitude du chrétien ; elle échappe à toutes les remarques des philosophes sur l'inaccessibilité de la souveraineté divine aux supplications humaines. La prière, ainsi comprise, est tout à la fois faite par l’homme, et efficace par Dieu : et chaque élan de prière humaine crée, si l’on ose ainsi dire, un épisode nouveau dans la vie intime de Dieu, dans les rapports mystérieux du Christ prêtre avec le Dieu Père. On ne peut rien dire de plus, on ne peut pénétrer plus avant... Les hésitations de certains philosophes sur l'efficacité de notre prière ou sur la valeur surnaturelle de notre effort doivent désormais faire trêve, puisque c’est au nom du Christ que cette prière s’élance, puisque c'est au nom du Christ que cet effort s’essaie, et puisque ainsi le succès de la prière, le succès de l'effort, ne sont qu'une application nouvelle des mérites du Christ, un épanouissement nouveau de sa merveilleuse vie.

Tout chrétien a donc le droit de dire à Dieu, au nom du Christ: Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite. Mais dans la conception catholique, notre droit va plus loin, beaucoup plus loi. Lorsque nous répétons ces vœux, mis sur les lèvres humaines par l’ordre même de Jésus, nous faisons quelque chose de plus que d’invoquer sur nos têles passives et courbées la chute arbitraire de la rosée céleste; nous émettons quelque chose de plus qu’un souhait ; dans le souhait, une promesse se glisse, par laquelle notre activité s'engage et s'enchaîne ; nous nous déclarons person-

nellement décidés à sanctifier ce nom, à contribuer

à l'avènement de ce règne, à opérer cette volonté. Protestantisme et jansénisme ont volontiers incriminé d’audace cette âme fragile et pécheresse qui prétend, par ses œuvres, acquérir un mérite, et, par ses œuvres, prêter un concours à Dieu; mais la dignité et la fécondité du libre arbitre humain ont toujours trouvé dans la doctrine catholique une avocate jalouse et tenace. Celte doctrine n'a jamais permis que l’homme se méprisât à l'excès; et la parole divine qui nous invile à nous regarder comme des serviteurs inutiles n’a jamais été considérée par l’Église comme propre à nous dispenser d'agir du moins en serviteurs.

La vie chrétienne, dans la conception catholique, n'est pas seulement une aide donnée par Dieu à l'homme, c’est aussi une aide donnée par l’homme à Dieu.

Puisque telle est, si l’on ose ainsi dire, la puissance de l’homme sur Dieu, puisque telle est, aussi, — risquons encore ce mot — la puissance de l’homme en faveur de Dieu, ne doutons pas qu'il y ait dans la vie de l'Église certains besoins décisifs, impérieux. qui réclament l'exercice de notre puissance, ou pour parler plus exactement, de notre bon vouloir inspiré et secondé par la prière. Je ne crois pas qu'aucun soit plus urgent, ni plus attachant, que le recrutement du sacerdoce. Il faut des prêtres pour prolonger le règne de Dieu, pour empêcher de tomber en déshérence un certain nombre de dons divins : apparem-

ment nous pouvons quelque chose pour empêcher qu’il n’en soit pas de cette mystique dynastie, — le sacerdoce, — comme de ces dynasties humaines qu'éteint à la longue la stérilité.

Que, cà et là, les séminaires se dépeuplent, c'est un fait: voilà trente ans que M. l'abbé Bougaud, futur évêque de Laval, dénonçait ce « grand péril de l'Église de France # » ; et le péril, depuis lors, s’est aggravé. Une série de lettres épiscopales, citées en ces dernières années par le Recrutement sacerdotal?, en attestent l’acuité. Déjà beaucoup d’incroyants commentent ce phénomène comme un signe de mort prochaine pour le catholicisme français; faute de messagers, le Verbe se tairait; faute de véhicules, la grâce se tarirait; le sacerdoce manquerait à l’Église, les hommes à Dieu. Mais l’insolence même d'un tel glas semble sonner le ralliement de toutes les forces chrétiennes pour la « culture des vocations », et M. l'abbé Guibert, dans le livre qu'il a publié sous ce titre émouvant, écrit ces lignes, nouvelles pour beaucoup :

« La culture des vocations est une œuvre d’une si haute portée sociale, qu’elle s'impose à tous les chrétiens sans exception. Nous sommes tous solidaires dans la conservation, dans le développement des œuvres de l'Église. Ne craignons pas de le dire souvent aux fidèles eux-mêmes. Peut-être sont-ils exposés à voir deux parts dans la société chrétienne : la portion cléricale et religieuse qui à mission de travailler à la diffusion de

1. Le grand péril de l’Église de France au dix-neuvième siècle. Paris, Poussielgue, 1878.

2. Cette revue, fondée en 1901, est maintenant publiée par l'Action populaire de Reims,

l'Évangile, l'assemblée des fidèles qui n’a qu’à jouir des bienfaits de la foi. Prêtres, religieuxet fidèles, nous faisons une même armée : les uns sont les chefs, les autres sont les soldats; tous ont un égal intérêt au progrès de l’action catholique, les obligations sont les mêmes, la façon seule de les remplir diffère. Il faut donc intéresser les fidèles à l’œuvre capitale des vocations : qu'ils donnent des prières, qu'ils augmentent les ressources pécuniaires, qu'ils cèdent de bon cœur les enfants que la Providence leur demande t. »

Il existe, on le sait, plusieurs théories sur la vocation sacerdotale; leurs conflits, même, dans ces deux dernières années, ont ému les consciences. Mais sur la collaboration que doivent prêter au recrutement du sacerdoce tous les membres de la société chrétienne, les deux théories sont d'accord ; et M. l'abbé Lahitton, dans son livre : la Vocation sacerdotale, traité théorique et pratique, ne parle pas autrement que M. l'abbé Guibert ?, Aïnsi la société chrétienne semble-t-elle tout entière mobilisée pour le repeuplement des séminaires; ainsi les laïques sont-ils prévenus qu'ils peuvent, à leur façon, contribuer à faire des prêtres.

Si la donation plénière d'une âme à l’Église est une grâce pour la société chrétienne tout entière, il s’en suit que cette grâce, comme beaucoup d’autres, attendra souvent d'être attirée, d’être évoquée, par les prières de cette société. L'Évangile les prescrit : « Demandez au maître de la moisson, lit-on dans saint Matthieu, d'envoyer des ouvriers à la moisson. »

1. GUIBERT, la Culture des vocations, pp. 38-39. (Paris, Poussielgue, 1896.) 2. LAHITTON, op. cit., pp. 269-273. (Paris, Lethielleux, 1909.)

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L'Église fait plus encore que de les prescrire : dans la liturgie même — cette prière sociale qui est son œuvre — elle organise, à certains jours, une démarche collective des fidèles réclamant de Dieu que Dieu leur donne des prêtres. A chaque trimestre, les supplications mortifiées des Quatre- Temps ont pour but principal d’invoquer de: Dieu la propagation du sacerdoce. Quatre fois par an, la société chrétienne est conviée à se recueillir, à réprimer l'orgueil de vivre, à s’agenouiller avec une inquiète confiance, pour que Dieu prolonge la vie du sacerdoce, indispensable à la continuation de la vie du Christ. Rien de plus mystérieusement intime que l’éclosion d’une vocation sacerdotale : la maitrise de Dieu s’y épanouit; 1l y a peu d'œuvres, icibas, qui soient plus complètement, plus pleinement son œuvre. Et cependant, jaloux d'associer les hommes à tout ce qu'il fait de grand, Dieu veut qu’à cette œuvre même nous participions et que l'envoi des ouvriers à la moisson subisse de notre part une impulsion, l’impulsion de notre prière.

Mais voici que l'Église, sentant croître la détresse des âmes et la disette des apôtres, insiste auprès de ses fidèles pour qu’à la prière ils joignent l’action, et pour qu'ils se préoccupent, à leur façon, de susciter et de produire des vocations. Oui, avec Dieu, à la suite de Dieu, — ou peut-être plutôt, qui sait? comme précurseurs de Dieu — les fidèles peuvent

travailler à faire des prêtres, et ce qu'ils peuvent, ils le doivent. Ils ont parfois, lorsqu'ils s'y sont attachés, si merveilleusement réussi.

À l'origine du renouveau que provoqua dans l'Église de France l'action de saint Vincent de Paul, il y a la vocation même de saint Vincent; et à l’origine de cette vocation, il y a l’aide d’un laïque, M. de Commet. Le modeste paysan dont saint Vincent de Paul était le fils avait fait instruire le petit Vincent, qu'on voyait intelligent, avec la pensée qu'il pourrait relever, plus tard, la condition de la famille. Vincent fit mieux; il releva, en France, celle de l'Église. Et ce changement dans sa destinée fut l'œuvre d’un personnage très discret, très effacé, qui était avocat dans la ville de Dax, et qui s'appelait M. de Commet. Il avait deux fils qui étudiaient avec Vincent chez les Pères Cordeliers ; il le chargea d’être leur précepteur, observa le jeune homme, l’admira, Jui dit qu'il devait être prêtre; et Vincent, qui regardait ce protecteur comme un second père, obéit. Le 20 décembre 1596, « aux Quatre-Temps d'après la fête de sainte Lucie » , Vincent de Paul recevait les ordres mineurs. L'homme propose et Dieu dispose : M. de Commet, ouvrier de Dieu, avait autrement disposé que n'avait proposé Jean de Paul, père de Vincent. M. de Commet avait jugé, suivant les expressions d’Abelly, qu'il ne fallait pas laisser cette lampe sous le boisseau, et qu'il serait avantageux à l'Église de l'élever sur le chandelier. Jean de Paul vendit sa paire de bœufs, pour permettre à Vincent d'aller étudier à Saragosse; M. de Commet, sans nul doute, ajouta quelques ressources. Son frère, son neveu furent, comme lui et après lui, les soutiens

de ce prètre; et jamais « Monsieur Vincent » ne devait oublier M. de Commet. Un regard d'attention, fixé, peu à peu, par un élan du cœur: c'en fut assez pour que ce laïque eût indirectement une part de fondation dans les multiples œuvres par lesquelles saint Vincent de Paul apprit aux hommes à s'aimer. Si la gravelle n’eût prématurément enlevé M. de Commet, il aurait vu celui dont il avait fait un prêtre travailler efficacement à la formation sacerdotale de tous les prêtres et faire surgir, par son influence dans les conseils du roi, les évêques qui devaient rendre à l'Église de France son honneur et son intégrité !. Deux siècles plus tard, au lendemain de la Révolution, les vocations manquaient ; les séminaires aussi. La moisson réclamait des bras, les bras étaient lents à venir. On vit alors, en Tarn-et-Garonne, une bien curieuse tentative, dont il faut honorer, cette fois, la mémoire d’une femme. Veuve d’un riche négociant de Moissac, Mme Gényer avait fondé la congrégation des Sœurs de la Miséricorde pour le soin des pauvres malades ; mais il semble que d’autres soucis l’inquiélaient. Faisant le catéchisme à des petits garçons, il y avait des heures où elle n'était pas très contente d'elle. Graver, dans leurs mémoires à tous, les formulaires des bonnes mœurs et de la vraie foi, c'était bien ; mais était-ce assez ? Elle songea que parmi eux certains pourraient devenir des prêtres, et qu'il fallait aplanir les voies, en donnant à la petite troupe une instruction plus complète. Un laïque de bonne volonté se trouva là, M. Léonard

1. Voir, sur M. de Commet l’article signé Lagenais dans le Recrulement sacerdotal, 15 mars 1901, pp. 69-74,

de Guiringaut, pour seconder l'effort de Mme Gényer: une maison fut louée, en novembre 1806 ; on y tint école de français, de latin, de religion. Et puis, en 1807, l’école déménagea, et s'installa dans les bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine de Moissac, achetés par Mme Gényer. Elle les fit agrandir, et, lorsque s’entr'ouvrit le sol pour recevoir les fondations des bâtisses nouvelles, elle y déposa une croix. Elle voulait que l’école fût bâtie sur la croix. Cette école, ce fut le petit séminaire de Moissac, qui durant tout le siècle devait donner des prêtres au diocèse de Montauban. Et lorsque mourut en 1830 Mère Marie de Jésus, fondatrice des Sœurs de la Miséricorde de Moissac, le prêtre qui l'assistait, après l’avoir priée de bénir les religieuses, Jui disait :« Et moi qui suis aussi votre fils, vous me donnerez également votre bénédiction. » Il était, ce prêtre,comme tousses confrères de Tarn-et-Garonne, le « fils » de Mme Gényer, sans laquelle le séminaire de Moissac n'aurait pas existé {.

A côté de ce laïque dont le geste aidait un futur saint à prendre conscience de sa vocation de prêtre, à côté de cette laïque, devenue plus tard religieuse, qui jeta, pour tout un diocèse, les assises de l’éducation sacerdotale, on pourrait évoquer le souvenir d’une autre Mère Marie de Jésus qui fonda la Société de Marie Réparatrice, et qui, au temps où elle vivait encore dans le monde, avait un jour, par une simple conversation de salon, orienté vers le sacerdoce un

1. Voir Rouzaup, Vie de Mme Gényer, pp. 147-152. (Toulouse, impr. Saint-Cyprien, 1893) ; et CALHIAT, Mme Gényer, Histoire de sa Vie el de ses Œuvres, pp. 171-187. (Paris, Téqui, 1898.)

jeune prince romain, destiné à mourir cardinal { : une influence féminine put ainsi, en une fugitive soirée, rendre plus nette et plus précise, au fond de l'âme que Dieu voulait pour le sacerdoce, la toute-puissante vibration de Dieu. La collaboration de la grâce divine et de l'énergie humaine, de l’omnipotence divine et de l'initiative humaine, résume toute l’œuvre du salut : il y a là une loi à laquelle rien n'échappe, à laquelle est soumise la multiplication même des vocations, et pour cette œuvre si essentiellement divine il est nécessaire que les hommes soient des auxiliaires, nécessaire qu'ils aident afin que Dieu aide.

On ne trouvera pas toujours des vocations; mais ce qu'on trouvera beaucoup plus aisément, si l’on cherche et si l’on veut, c’est le moyen d'aider ceux qui les trouvent. Le diocèse de Séez avait naguère la bonne fortune de posséder un pieux et curieux ménage, qui faisait à cet égard des merveilles : du fond de leur château, qui domine la station thermale de Bagnoles, M. et Mme Goupil se montraient si assidûment attentifs à la vie diocésaine, que l'Église dut à leur zèle des centaines de prêtres, et que, dans la seule année de sa mort, en 1888, Mme Goupil assistait de ses deniers 240 candidats au sacerdoce ?.

1. Cf. Suau, la Mère Marie de Jésus, baronne d'Hooghvorsi, fondatrice de la société de Marie Réparatrice, p. 59.

2. Voir l’article signé Lagenais dans le Recrutement sacerdotal du 15 décembre 1901, pp. 445-452.

Les nombreuses œuvres destinées au soutien des grands séminaires appellent et souhaitent de pareils dévouements.

Il nous semble aussi qu'à l'heure où l'appauvrissement de l'Église et la détresse de certains presbytères ruraux méritent la sollicitude du peuple chrétien, on pourrait, tout à la fois, faisant deux œuvres en une, assurer à certains prêtres un surcroît de ressources, et préparer le sacerdoce du lendemain. On croit entrevoir, en deux ou trois enfants, des recrues possibles pour le sacerdoce; que ne confie-t-on au curé voisin le soin de leur donner les rudiments d’une instruction plus complète ? Par cette nouvelle façon de casuel — le casuel du professeur — qui viendra s'ajouter ainsi au budget du presbytère, on rendra à l’Église un double service : on lui aidera à vivre, et d'autre part on lui aidera, si les vocations mûrissent, à survivre demain. Les studieux travaux de M. le chanoine Marcault ‘ ont, dans ces dernières années, remis en honneur l'idée de ces petites écoles presbytérales qui, dans la cure de campagne, prépareralent l'enfant pour le petit séminaire; et des circonstances se présenteront assurément, où l'esprit d'entreprise de certains fidèles et l'empressement dévoué de certains pasteurs pourront tenir compte de ces intéressantes suggestions.

1. Les écoles presbytérales, articles parus dans le Recrulement sacerdotal, décembre 1901, p.429; septembre 1902, p. 295; et un volume édité, sous le même titre, à la libr. Amat; cf., du même auteur, Essai historique sur l'éducation des clercs, (Paris, Amat, 1904.)

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Des laïques timides se rencontreront, qui se hâtaront de dire — ce ne sera pas toujours par oisiveté : Les vocations ne nous regardent pas. M. l'abbé Delbrel, dans un curieux passage de son livre : Pour repeupler nos séminaires ‘, remet sous leurs yeux, pour les rassurer, un beau passage du Pontifical, qu'il considère comme révélateur de l'esprit et des intentions de l'Église. Avant de conférer l’ordre de la prêtrise aux diacres que l’archidiacre vient de lui présenter comme «dignes » de ce privilège, l'évêque adresse au clergé et au peuple — clero ef populo dit expressément la rubrique — une exhortation dont voici la partie la plus significative :

« Frères très chers, parce que sur un navire pilotes et passagers ont les mêmes motifs, tantôt de craindre et tantôt de se rassurer, il est nécessaire qu’il y ait entre eux communauté de sentiments comme il y a communauté d'intérêts. Et elle est donc fondée en raison, cette tradition qui nous vient de nos pères, en vertu de laquelle il faut que le peuple lui-même soit consulté — consulatur eliam populus — quand :il s’agit de choisir ceux qui seront préposés au service de l'autel. Car au sujet de la vie du postulant, certains peuvent avoir des renseignements inconnus du grand nombre ; et nécessairement on obéira d'autant plus aisément au prêtre ordonné qu’on aura fait acte d’assentiment à son désir d’être ordonné. La conduite de ces diacres qui, avec l’aide du Seigneur, doivent être ordonnés prêtres, a été, autant qu'il me parait, mise à l'épreuve ; elle est

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