GASPARRI, op. cit; Il, pp
cement sur l'exemple de ce brave marchand bourgeois de Reims, nommé Jean Maillefer, qui, il y a trois siècles, après avoir donné trois fils à l’Église, notait dans ses Mémoires, retrouvés par M. l'abbé Henri Brémond : « J'ai bien de la consolation à vous remercier, Ô le Dieu de mon âme, de ce que vous daigniez et vouliez attirer mes enfants, qui sont plus à vous qu'à moi, au service de vos autels. Je vous en rends grâces de toutes mes affections ‘. » Ainsi parlait ce bon marchand, au nom d’une doctrine qui ne fait pas à Dieu sa part.
Convient-il que les fidèles catholiques, à leur insu, par étourderie, s'unissent, sans le vouloir, à l'État laïque, pour faire plus petite, toujours plus petite, la part de Dieu? Voilà la question vraie, devant laquelle ils doivent être placés. Plus l’Église est séparée de l'État, plus on essaie ainsi de faire divorcer d'avec elle la société humaine, plus 1l sied, au contraire, par ue sorte de revanche, que les fidèles s'intéressent soucieusement, passionnément, à toute la vie de l'Église, plus ils ont à faire pour le fonctionnement de cette vie, plus ils y doivent intervenir par leur travail positif, par leur besogne pratique. Et puisque l'État n’est plus là pour veiller à ce que viennent vers eux les grâces de Dieu, c’est aux catholiques eux-mêmes de pourvoir à ce que le malheur des temps, dont se plaignent stérilement les paresseux, ne trouble pas et n'anémie pas ce mécanisme apostolique par lequel la vie surnaturelle vient imprégner la vie terrestre.
Dans le dépeuplement des séminaires ou dans leur