‹ Autour du catholicisme social (volume 2)Chapitre 23 sur 99 · Mouvement soaialiste, 1** janvier 1903, p · texte numérisé non relu

Mouvement soaialiste, 1** janvier 1903, p

donne lieu, et la théorie marxiste de la religion, il y a de toute évidence une antinomie ; car si la religion est aussi exclusive de toute idée d'amélioration terrestre que le prétend Marx, et s'il y a, entre la pensée religieuse et le milieu économique, un lien aussi indissoluble qu'il le croit, pourquoi permettre aux consciences de s'encombrer encore, individuellement, de cette religion définitivement flétrie ? Mise en regard de la philosophie marxiste, la formule : Religion Privatsachcy est un illogisme.

De là les incohérences du parti socialiste allemand, qui est le mieux organisé de tous, dans son attitude religieuse. On répandait à 32,000 exemplaires, en 1902, les brochures antichrétiennes de M. Losinsky, comme vingt ans avant l'on avait semé par cinquaur laines de mille le pamphlet antichrétien de M. Bebel; et M. Losinsky écrivait récemment au Mouvement socialiste : < L'article : La religion est affaire privée, si on entend par là la neutralité absolue par rapport aux croyances religieuses, est tellement contraire à la nature même du socialisme révolutionnaire, considéré comme une force intégrale civilisatrice, que le parti lui-même, ainsi que ses meilleurs représentants, ne peut l'appliquer *. » Mais, d'autre part, au congrès de Munich de l'année 1902,1e même M. Bebel affirma que le parti socialiste, dans les questions religieuses, doit observer une neutralité absolue, et uniquement la neutralité ; et M. de Vollmar, à ce môme congrès, attaqua les brochures de M. Losinsky et déduisit de la formule : Relief ion Privatsache, des leçons de tolérance *.

Ce n'est pas seulement, croyons-nous, par tactique électorale et pour rassurer les électeurs catholiques contre les cris d'alarme poussés par le Centre, que

i. Mouvement socialiste^ 1*^ mai 1903, p. 71.

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