‹ Autour du catholicisme social (volume 3)Chapitre 10 sur 97 · Congrès, p · texte numérisé non relu

Congrès, p

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moi, dans la religion. J'ai voulu remplacer la charité du christianisme par la solidarité humaine S > Pierre Leroux, aujourd'hui, a des milliers de successeurs, qui, s' adressant à chacun de nous, semblent se présenter comme autant d'huissiers instrumentant au nom du corps social. Mais demandez à ces huissiers de nous expliquer pourquoi nous ne pouvons nous refuser à suivre leurs sommations : aussitôt leur langue fourche et leur assurance succombe.

Il en est parmi eux qui, pour sortir d'embarras, semblent prévoir je ne sais quels développements futurs de la doctrine solidariste *, au cours desquels, forte de l'ascendant qu'elle a déjà conquis, elle achèvera de se formuler, de se préciser, de se justifier et de s'imposer, c La solidarité, écrit M. Edouard Petit, fut pour le xix« siècle finissant^ devient pour le xx« siècle à son aurore, ce qu'a été la sensibilité pour la génération qui vit le règne de Louis XVI et la Révolution naissante. Il est des mots, enfermant de nettes théories, qui ont un pouvoir magique et irrésistible. La foule retrouve en eux ses aspirations et son idéal '. » < La notion de solidarité, reprend M. Jules Payot, est encore toute neuve dans le monde, elle est comme une Afrique nouvelle dont on n'a guère visité que le littoral *. > Si M. Payot veut dire, par là, que l'idée

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