‹ Autour du dilettantismeChapitre 7 sur 46 · Le Prêtre de Nemi, p · texte numérisé non relu

Le Prêtre de Nemi, p

Ailleurs, dans l'étude sur Amiel l'une des œuvres où il a exprimé sa pensée avec le plus de sérieux et de suite, il déclare que « s'abandonner, suivant les heures, à la confiance, au scepticisme, à l'optimisme, à l'ironie, voilà le moyen d'être sûr qu'au moins par moments on a été dans le vrai (1). »

Il est surtout un passage de cette même étude qui nous livre bien le fond de l'àme de l'auteur : « Amiel se demande avec inquiétude : « Qu'est-ce qui sauve? »Eh! mon Dieu ! c'est ce qui donne à chacun son motif de vivre. Pour l'un, c'est la vertu ; pour l'autre, l'ardeur du vrai; pour un autre, l'amour de l'art; pour d'autres, la curiosité, l'ambition, les voyages, le luxe, les femmes, la richesse; au plus bas degré, la morphine et l'alcool. Les hommes vertueux trouvent leur récompense dans la vertu même ; ceux qui ne le sont pas ont le plaisir (2) . »

Mais puisqu'on ne peut faire fond sur rien

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