PROLOGUE
PAULETTE. — Mais quoî, par exemple?...
M. BONAYY. — Par exemple,... qu'il ait été condamné à...
PAULETTE, joyeusCy interrompant. — Il l'a été!...
M. BONAYY. — Vous dites?
PAULETTE. — Il a été condamné, pour avoir donné un coup de poing à un cocher de fiacre, qui lui avait enfoncé son chapeau sur la tête avec le manche de son fouet... {M. Bo navy hausseles épaules.) Ça ne suffira pas ?... Autre chose, alors?...
M. BONAYY. — Il faudrait que d'Alaly se fût livré sur vous à des excès, sévices ou injures graves...
PAULETTE. — Est-ce quc l'injure grave suflil?
M. BONAYY. — Entre gens de votre monde, oui... mais comme votre mari vous adore...
{Il se dirige vers la porte.)
PAULETTE, raviCj le retenant. — Vous m'affirmez qae l'injure grave suffira?...
M. BONAVY, riant. — Injure grave (iet^atii témoins^..
PAULETTE. — Devant témoins, c'estembêtant, mais enfin!...
M. BONAVY. — Jamais d'Alaly n'a rien fait de semblable...
PAULETTE. — Non, maîs je le lui ferai faire 1... Soyez tranquille, monsieur Bonavy, je vous aurai le nécessaire...
M. BONAVY, sautant en Vair. — Vous m'aurez! ! ! Mais jamais je ne m'occuperai de ça, entendez- vous!... Ah! bien!., moi qui empêche toujours de divorcer... même des clients dont je ne me soucie pas! par principe, d'abord,... et puis parce que je trouve que c'est idiot, le divorce!...
PAULETTE. — Alors, j'irai trouver un autre avoué!... quand j'aurai mon motif se-