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CHEZ LA DUCHESSE DE CORDA-POTENCIA

PAULETTE et M. d'alaly montent lente-

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ment le grand escalier de marbre, encombré de fleurs et de monde.

Le costume à'aurore de Paulette est en satin feuille de rose Ihé, excessivement court, retroussé par d'énormes bottes de fleurs de pêcher. Fouillis de dentelles; parfum capiteux et étrange, s'échappant dudit fouillis.

Corsage décolleté en pointe, laissant bien voir les fossettes du dos. Une dentelle voilant à peine le haut du bras. Cordon de fleurs de pêcher en sautoir. Souliers de satin rose thé, à talons d'argent. Coiff'ure dégageant bien la nuque et faisant une tête grosse comme le poing. Toute la toilette et les fleurs, saupoudrées de gouttelettes de rosée. Des murmures admiratifs saluent son entrée.

— Un amour!...

— Et quel costume !.,.

— ...Joli, mais un peu long! j

— Peste I... Tu voudrais qu'il n'y en cul pas du tout, alors?...

— Eh bien, je suis sûr que d'Alaly n'est pas de ton avis, val... Regarde quel nez il fait...

MONTESPAN, s'élafiçant. — Quelle valse aurai-je?

PAULETTE. —Bonsoir!...

MONTESPAN. — La première, n'est-ce pas?...

PAULETTE, agacée. — Eh! je ne sais seulement pas si je danserai!... {Elle lui tourne le dos et continue à monter.)

MONTESPAN, vcxé, à part, s^en allant. — Elle se réserve pour le prince !

M. d'alal Y, montant derrière Paulette et constatant avec douleur qu'on voit ses mollets au moindre mouvement. — J'en étais sûr!...

ce costume est ridiculement court!... et tous ces animaux descendent, pour juger de l'effet... Je parierais que, quand on est quelques

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marches plus bas, on lui voit les jarrets?... J'ai envie de redescendre pour m'en assurer... {Apercevant la duchesse de Corda-Potencia qui^ debout sur la dernière marche, lui tend la main en souriant.) Allons ! bon ! Impossible I

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