PROLOGUE
avec voire femme... Une nature comme celle de Paulette a besoin de ménagements... Vous la taquinez sans cesse pour des riens...
M. d'alaly, les yeux au ciel. — Des riens I... Seigneur!
M. d'hautretan, bourru. — Des riens, je maintiens le mot. Eh bien, elle s'ennuie, cette enfant!... Elle est écœurée de la vie qu'elle mène... et... (Avec hésitation.) il nQ serait pas impossible qu'elle voulût en finir, par quelque... coup de tête avec cette existence...
M. d'alaly, bondissant. — Oh!... (// prend son chapeau qui est posé sur un meuble.)
M. d'hautretan. — Où allez-vous?
M. d'alaly. —A la Morgue!
MADAME de dourgar, effarée. — Gomment à la Morgue?... Pourquoi?
M. d'alaly, tragique. — Pour voir si elle n'y est pas I
ê AUTOUR DU DIVORCE
M. d'hautretan. — . Ahl ça! Vous devenez fou I
M. p*ALALY. — Mais c'est vous qui, à rinstant, disiez qu'elle voudrait en finir avec une existence que...
M. d'hautretan. — Eh! vous avez mal compris ma pensée!... (A part.) Pas à la hauteur de sa femme, mon gendre !...
M . d' A L A L Y , soupçonneux^., — Mais alors, quelle est-elle donc, votre pensée?
M. d'hautretan, un peu embarrassé. — Elle est... complexe... C'est assez difficile à àir^.,..:
M. B^khkLY, pointu. — Si complexe qu'elle soit, je tiens à la connaître... et je vous prierai de vouloir bien me l'expliquer?.. .
. M. B-'qAUTRETAN. — ...Eh! laissez-moi tranquille !.. . Je ne vous expliquerai rien du tout!... Vous êtes assez grand pour comprendre tout seuil...