‹ Autour du drapeau [microforme]Chapitre 36 sur 39 · L'ÉGLISE ET LE PROGRÈS MORAL · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE ET LE PROGRÈS MORAL

Maintenant, mes chers amis, nous allons voir ce que l'Église a fait au point de vue des mœurs.

Quand Jésus apparut sur la terre, le monde était bien triste à voir. La femme, aujourd'hui la reine de la famille, était non pas la compagne, mais l’esclave de l'homme, une chose (res) comme toute autre chose mobilière qui était la propriété de l’homme.

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L'enfant qui venait au monde était à la discrétion de son père. À Rome, alors la nation la plus puissante du monde, quand un enfant venait de naître, si son père le prenait dans ses bras, il montrait par là qu'il voulait lui conserver la vie; s’il le jetait par terre, on tuait l'enfant et on le jetait dans le fleuve avec les immondices.

Les esclaves comprenaient au moins les trois quarts du genre humain. Un propriétaire tuait son esclave avec la même liberté qu’il tuait un animal, c'était dans les mœurs. Tristes mœurs, n'est-ce pas ?

Tout à coup, une voix se fait entendre sur une montagne de la Judée!‘ Bienheureux les pauvres.” Or, les pauvres alors, c'était presque tout le genre humain.

Vous reconnaissez, mes bons lecteurs, la voix de Celui qui prononce ces paroles :

c'est la voix de Jésus qui vient réformer les mœurs du monde. Il choisit douze pauvres qui auront mission de continuer son œuvre. Ces apôtres, ces prêtres de

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Jésus se répandront partout dans le monde. Ils prêcheront l'amour du prochain, l'unité et l’indissolubilité du marlage. Ils rendront à la femme sa dignité et lui assigneront une place d'honneur et de respect au foyer de la famille. Ils protégeront l’enfant en disant: Tu ne tueras pas.” Ils diront aux riches de faire l'aumône aux pauvres qui sont leurs frères, et à ceux-ci de respecter la propriété des riches. En un mot, ils changeront la face du monde.

Pour arriver à ce résultat, chers lecteurs, il en a coûté bien du sang à l'Eglise de Dieu. Bien des papes, des évêques, des prêtres, des fidèles ont subi la mort.

On peut suivre l'Eglise, dit un écrivain,

au sillon de sang qu’elle a tracé à travers les siècles pour relever le genre humain de l’état d’abaissement où l'avait plongé le péché.

Avant Notre-Seigneur, il n’y avait que l'intérêt qui fût le mobile des actions.

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