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Cuculain, qui rappelle involontairement le C'uculcan du Yucatan, s'y rendit aussi, y épousa la belle Fand ; mais parvint ensuite à revoir l'Irlande, sa patrie !.
Dans toutes ces femmes il est impossible de ne point voir une ailégorie, la personnification d'une nation intelligente et civilisée, introduetrice des métaux et venue de l'Occident. Mais avant d'en venir à la discussion critique et scientifique de ces intéressantes légendes, je dois en rapporter de mémoire une autre, en tout semblable à celles-ci, et quim'est fournie par les Tripolitains de Maurilanie.
« Les habitants de la Tripoli africaine prétendent donc que, à une époque fort reculée, leur pays fut visité par une femme superbe, magnifiquement parte et fort riche. Elle arriva par mer montée sur un gros poisson noir, probablement un dauphin. Elle et son poisson entrèrent dans les eaux du fleuve Bagrada qu'ils remontèrent tant qu'elles furent navigables. Alors la princesse mit pied à terre et entr? en pourparlers avec les habitants du pays. Le jeune roi lui fit des offres de mariage qui furent acceptées, et les choses se passèrent pour le mieux pendant un certain temps; mais finalement, les farouches habitants de la Mauritanie pourchassèrent la voyageuse à coups de pierres et la forcèrent de remonter sur son poisson, par le moven duquel elle échappa à ces barbares et regagna la haute mer d'où elle ne revint plus ?.»
Du temps de l'explorateur Samuel Hearne, c’est-à-dire en 1172, les Couteaux-Jaunes ou Gens du Cuivre (Copper Indians) chassaient jusque sur les bords d’un fleuve tributaire de la mer Glaciale, à l'orient du Mackenzie et du
" M. P. Gaflarel. Les Zrlandais en Amérique. Paris, 1890, Ch. Delagrave, p. 6.
* M. Schott, Tour du monde, 1861, pp. 79 et 80.
grand lac des Ours, auquel ils donnaient le nom de Toaltsan-dès ou fleuve du Métal; parce que c'était sur ses bords que ces Indiens placaient le théâtre de la Iégende que je viens de raconter. |
C'est pourquoi Hearne, qui le découvrit officiellement, nomma ce fleuve Copper-mine River, rivière des Mines de cuivre.
Toutefois, aucun explorateur n’a trouvé de cuivre sur les bords de ce cours d’eau. Il ne s'y trouve pas même de volcan; mais seulement des fumerolles causées par des schistes bitumineux en combustion, analogues à celles que l’on voit le long du Mackenzie, de l’Athabasca et de la rivière des Boucanes.
Tous les détails de la légende nationale des Couteaux- Jaunes reportent donc la scène des migrations de la Femme aux métaux, sur les rivages de la mer des Castors ou de Bering, où nous trouvons en effet une autre rivière du Cuivre qu'habitent les Danè ou Atnaus, appelés aussi Couteaux-Jaunes par les voyageurs.
H se trouve de nombreux voleans dans le voisinage de ce fleuve que borde la chaine des monts Castor, entre autres le Saint-Élie, le Wrangel et autres volcans en activité.
L'embouchure de ce fleuve du Cuivre occidental avorsine la grande ile Kodiak, dont les habitants esquimaux prétendent descendre du chien’. La presqu'ile Ounalaska aiusi que les iles Aléoutiennes sont aussi dans son voisinage.
Ce précis géographique est corroboré par la légende kollouche qui désigne le volcan Edgecumbe, situé sur cette même côte, comme la montagne où la femme
‘H. H. Bancroff. The tribes of the Pacific coasts,