‹ Autour du Grand Lac des Esclaves [microforme]Chapitre 32 sur 70 · VOY · texte numérisé non relu

VOY

E môt; cher A

les D les s fract.

tors, recul de la svmh lieu o à l'em Voi cident et Jus les pe Ne

n y tro

On : la facu ou cell ou la di Améric plemen

Ici il est la Métaux

Bien

l Chez

voyageuse se serait enfouie dans les entrailles de la terre.

de Enfin les Kollouches ont fait de tout temps usage des

Les métaux, ainsi que les /ntsi-Dindjich connus des Louie cheux.

Nous sommes donc amenés à conclure tout d'abord que

ent, les Dènè Couteaux-Jaunes ou gens du Cuivre, qui habitent Mie les steppes du grand lac des Esclaves, ne sont qu’une | fraction des Janè où gens du Cuivre, de la mer des Cas- te > SU tors, immigrés d'occident en orient à une époque déjà ML" LA 1ème reculée; et que ces Indiens ont transporté sur les bords | r des de la mer Glaciale et de la Coppermine de Hearne, en Île elles symbolisant, un fait d'immigration périodique qui eut et de lieu originairement sur les bords de la mer de Bering et à l'embouchure de l’autre rivière du Cuivre.

eauX- Voilà ce qui explique comment la même tradition ocde là cidentale est parvenue sur les bords de la baie d'Hudson s Gas- et jusqu'au Goenland, d'où elle a été transportée avec autre les peuplades immigrantes jusqu’en Europe. s, ap” Ne cherchons done plus à la mer Glaciale ce que l’on n y trouve point. Première conclusion. aue de entre On a dénié bien gratuitement aux peuples sauvages cr la faculté d'idéaliser, de symboliser leur propre histoire | ou celle d'un autre peuple, de personnifier les éléments | avoi- où la divinité. Cette assertion n'est point applicable aux imaux Américains. Mes Zraditions indiennes! le prouvent amalaska plement.

Vois [ei il est superflu d'affirmer que la femme aux métaux est la personnification d’une nation introductrice des égende métaux chez les Danites.

ué Sur Bien qu'une de leurs versions la dise de race dènè, elle fernme

! Chez Maisonneuve et Ch, Leclerc, éditeurs, Paris, 1886,

n'était point leur compatriote, puisqu'ils la prirent pour une femme descendue du ciel. D'autres versions la disent positivement étrangère. Elle apporte aux Danè des métaux inconnus, qu'elle ne leur donne que moyennant un payement en nature; en d’autres termes elle traliquait avec ces Indiens. Elle élève sur son passage des signes qui lui permettent de retrouver son chemin vers la mer; elle n'avait donc point l'intention de demeurer toujours avec les Danè. Elle fait jusqu’à trois voyages en leur compagnie, et les Dènè en font trois autres sans elle; il s’agit donc ici des migrations d’un peuple. Elle disparait peu à peu dans la terre, au bord de la mer de Bering; preuve que les immigrations asiatiques par le détroit de ce nom ou par les Aléoutiennes cessèrent graduellement et finirent par s’éteindre. Enfin les Dènè désignent deux points du continent américain où la vovageuse aurait abordé : un détroit et l'embouchure de la rivière du Cuivre; preuve qu'il exista deux courants d'immigration différents, Je possède d'ailleurs une excellente et dernière preuve du symbolisme de cette femme immigrante et céleste. C'est que, lors de mon arrivée dans le Mackenzie, j'y trouvai les Indiens Dènè imbus de la persuasion que la Compagnie de la Baie d'Hudson était également une femme aux mélaux, qui envovait du sud ses serviteurs aux infortunés Dènè pour leur distribuer les objets nécessaires à la vie, à condition que, comme la première femme voyageuse, ils ne la laisseraient point manquer de provisions ni de chaudes fourrures.

Que l’on ne me dise pas, toutefois, que les Dènè ont voulu peut-être symboliser sous la figure de cette femme la Compagnie russe qui devanca les Américains dans là possession de l'Alaska. Cette Compagnie existait et fonctionnait encore en Amérique lorsque les Tchippewayans

rae | qu'il

Le

pand tres x d'Hu D'a expliq avec € Tripol femm Si d pour ] d'eux | d'origil supérie et son les De contrail l'ouest, Me d énak où Souteni] la viole Opprim livemen mais qu leur pay point à l'élémen forcée q

les Esqui tette fem

our sent ménant rali- , des vers urer es en elle; lispae Bear le t gra- Dènè | VOVA- , de la s d'imellente e im- 0 dans s de la n était du sud tribuer comme t point

nè on femme dans là et foncwavans

ae parlèrent de la disparition de la femme aux métaux, qu'ils me donnaient comme un fait fort ancien.

Les Russes eux-mêmes trouvèrent cette légende répandue sur les bords de la mer de Bering, comme d’autres voyageurs la recueillirent au Groenland et à la baie d'Hudson.

D'ailleurs, quand cela serait, il resterait toujours à expliquer la ressemblance de cette tradition américaine avec celles des Aïnos, des Erses, des Groenlendais et des Tripolitaius ; ce qui ne se peut que par l'identité de la femme vovageuse, dans les trois continents.

Si donc les Dènè reconnurent cette nation étrangère pour leur compatriote, c’est qu’elle devait se rapprocher d'eux par le type, la couleur, la langue, leur berceau d'origine, ou les lieux par où elle avait passé. Elle était supérieure aux Dènè par ses richesses, ses connaissances et son industrie, mais non point en nombre ; sans quoi les Dènè ne l’auraient point outragée, effarouchée ni contrainte de demeurer dans ses comptoirs du littoral de l'ouest, d'où elle disparut, un beau jour, à tout jamais.

Me dira-t-on que cette femme symbolise le peuple énak où esquimau occidental ? Cette supposition ne peut soutenir l'examen. La femme voyageuse avait souffert de la violence du peuple esquimau qui, le premier, l'avait opprimée. Chez les Esquimaux, au contraire, c’est posiüvement une étrangère, qui venait leur acheter du »#atak, mas qui finit pag les trahir et semer la discorde dans leur pays. D’après Dènè et Innoït, cette femme n’hésita point à abandonner, sur le rivage de la mer de Bering, l'élément esquimau qu'elle s’était assimilé par l'union lorcée que ce peuple violent lui avait imposée. En outre, ls Esquimaux orientaux, avouent également que, lorsque cette femme étrangère aborda aux rivages occidentaux de

l'Amérique, ils parcouraient encore, eux, le nord de ce continent. Enfin, si ces Esquimaux orientaux avaient connu et possédé les métaux, ils n'auraient point entrepris de longs voyages dans l'intérieur du continent américain, pour se procurer des couteaux de cuivre chez les Couteaux-Jaunes.

On peut en dire autant de la femme étrangère, des traditions irlandaises et mauritaniennes. Cette vovageuse n'était pas de la race sémite des Danans, venus de là Grèce! ; puisque les Fianns, Formorians, ou Rois de la mer, — leurs vainqueurs, — étaient des chamites. Et cependant c'était une troisième nation maritime et vovageuse; peut-être la race ibérienne ou phénicienne, qui succéda, en Irlande, aux Tuatha de Danans aussi bien qu'aux Formorians, sous le nom de (iaëls, Pictes, Scots, Irish ou Milesians ?.

Les offrandes votives que les Danè continuèrent à apporter sur la mystéricuse montagne, dans le cratère de laquelle ils feignent que la femme voyageuse avait disparu, et à laquelle ils attribuaient le pouvoir de les transformer en métaux ouvrés, prouvent qu'ils conservèrent longtemps encore l'espoir de déterminer par ces offrandes le retour d'immigrations et de visites qui, malheureusement, ne devaient plus se renouveler.

Mais qu'est-ce que les Dènè ont voulu symboliser par la disparition graduelle de la femme aux mélaux dans les entrailles de la montagne fumante ?

Il est probable que ce fut une éruption volcanique, suivie de la submersion plus ou moins lente et graduelle de la portion occidentale du continent américain com

4 D'Arcy Mac-Gee, ZJistory of Ireland. Introduction. ? Ibidem.

pris!

autr opér

préci lairer poids améri Ces d'écro miliet Ce n’e Élie de replie qu'il !

« bour ières fi Cette dispari traditio volcan terre d qui cau leur pa volcanij Dans nommé et la g vement

Ce ent tree- À les

s {rareuse de la de la +, Él VOVae, qui 1 bien Scots,

t à aptère de ait distransrverent frandes ureuse-

iser par dans les

anique, raduelle jin Com-

prise entre la presqu'ile Ounalaska et la vieille Californie.

Une foule de traditions dènè, dindjié, kollouches et autres parlent d'un changement de la terre, qui se serait opéré dans l'ouest, et de quelque chose qui y aurait surgi de l'Océan. La Pérouse observa que toute cette côte est précipiteuse, que les montagnes y plongent perpendiculairement dans la mer, et semblent v manquer du contrepoids que leur offre, dans l'est, la largeur du plateau américain.

Ces légendes américaines de cataclysmes volcaniques, d'écroulements de montagnes et de surrections d’iles au milieu de la mer, concordent avec les données de la science. Ce n’est point une vaine hypothèse. On sait que, d’après Élie de Beaumont, le grand bourrelet américain qui se replie à travers l’Alaska pour passer dans l’Asie centrale, qu'il traverse ensuite pour venir expirer au Taurus, « bourrelet éminemment volcanique, présente des caractères frappants de nouveauté relative! ».

Cette théorie et ces légendes s'accordent aussi avec la disparition de l’Atlantide, de Solon, et surtout avec les traditions polynésiennes qui attribuent à Pèle, déesse des volcans et du feu souterrain, la disparition de la grande terre d'Havaïki, patrie première des Kanacs, cette Pélé qui causa leur malheur en leur donnant, en échange de leur patrie première et orientale, une poignée de rochers volcaniques et d’attoles dispersés au milieu de l'Océan.

Dans la légende dènè, la femme au volcan n'est point nommée Peélè; mais Pelé, le loup blanc, l'accompagne et la guide. En grec, dit M. de Mirville, Pelsignifie mouvement, déambulation®. De là le nom des Pélages, prédé-

Fr. S. Beudant. Cours de Géologie. Paris, 1872. * Des Esprits, t. V, p. 131.

qu A)

ge ES ne SE ARR ES Nr CRAQUE Se.

Me De Sn ES 7 SE are dre de 75 md) SRE PE PS gt En à 22 ae 2 MO

re

Page 1