Pancratium speciosum
3, Asclepias Syriaca,
rendaient le chemin difficile. Ajoutons-y les rosettes acérées des agaves, les plantes grasses de mille formes, cactus, mamillaires, qui couvraient les flancs mouvants des dunes, et l’on aura une idée des efforts qu’exigeait un pareil milieu pour livrer passage, quoique les fleurs de zinnias, d'œillets d'Inde et de pensées s’étalassent partout sur le sol.
Il faut un costume spécial pour affronter ces solitudes ; aussi nos Américains ont-ils revêtu un vêtement solide en peau de taupe’, sorte de velours qui résiste aux épines de toute espèce; ils ont chaussé les hautes bottes imperméables montant jusqu'à la ceinture et portent tous le havre-sac du voyageur pédestre anglais ou yankee. Si nous ouvrions ce sac, nous n’y trouverions que le strict nécessaire en habillement, mais une ample provision de poudre et de plomb, balles et chevrotines. A la ceinture de chacun de ces hommes brille une couple de revolvers et un long bownte-knife; sur leur épaule, une admirable carabine à Ceux coups et à canons rayés,