XI. — LES PALMETTOS
La plaine, à perte de vue, ne contenait pas un seul grand arbre. Elle était couverte, à hauteur d'homme, d’un fourré inextricable. Les endroits mouillés foisonnaient de joncs, de hautes plantes aquatiques et de buissons de ciriers ‘ ; tout le terrain solide était envahi par les palmettos. Ces palmettos couvrent ainsi des terrains immenses. Ce sont des palmiers sabals ?, hauts de 1 mètre ou 1 mètre 50, au tronc épineux, à larges feuilles épineuses en éventail, qui repoussent au pied en drageonnant et formant des taillis impénétrables.
Pour se hasarder au milieu de ces plantes, il faut se sentir muni de hautes bottes graissées, qui montent jusqu'aux cuisses et que tous les voyageurs adoptent; il faut, en outre, se résoudre à entendre bruire autour de soi, sans dis-
4. Cirier ou myrique de la Caroline (myrica Carolinensis, Mill.).