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XII PRÉFACE

mination française. Quant à la noblesse, tout en mettant son honneur à rester fidèle au pape, elle n'oubliait pas quelle jouissait en France du privilège de porter Fépée dans l'armée du roi, et ne cachait pas toujours qu'elle se croyait faite pour un autre gouvernement que celui des Monsignori italiens.

En résumé, tout se préparait depuis longtemps pour un prompt retour à la France. C'était la fin des misères locales et la place reprisea u glorieux foyer de la mère-patrie. La principauté d'Orange fut très régulièrement livrée à Louis XIV par l'héritier des Nassau, à Ltrecht. Quant aux provinces pontificales, il fallut attendre que la France ait donné le signal des révolutions pour qu'Avignon se crût permis de renvoyer son vice-légat et Carpentras, son recteur.

Quels furent ces deux hauts fonctionnaires? Pourquoi n'en cite-t-on pas un seul qui ait levé le drapeau de l'indépendance contre son maître, tandis que le fait est si fréquent chez les gouverneurs d'Orange au temps des Nassau? Comment vivait-on dans les deux enclaves avant la réunion à la France ? Sous quelles institutions municipales, judiciaires et d'instruction publique ? Quels rapports avec « le puissant voisin» ? Lesgouvernementsd'Orange

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