‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 105 sur 159 · SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES

Ces symptômes se succèdent habituellement et vont s’aggravant d’une manière continue. Dans quelques cas, cependant, on les voit cesser momentanément, ou du moins s’amoindrir, pour reparaître ensuite avec une intensité toute nouvelle. Ils constituent alors une série d’accès plus ou moins tranchés. L’existence de ces accès a été très manifeste dans les observations V, Yll et XL Les changements de position que peut éprouver, sous l’influence de la pression exercée par la colonne sanguine, un caillot libre de toute adhérence, de forme irrégulière, et relativement d’un petit volume, tant qu’il n’est pas solidement enclavé et qu’il ne s’est pas enveloppé de nouvelles couches fibrineuses, peuvent rendre compte, ce nous semble, au moins en partie, de l’intermittence des sympptômes observés dans ces cas-là. Peut-être, la contraction spasmodique des branches artérielles joue-t-elle en outre ici un certain rôle ’. Cette contraction déterminée sous l’influence de l’excitation produite par la présence du caillot fibrineux, pourrait se propager par action réflexe à toute l’étendue du système de l’artère pulmonaire. On comprendrait d’ailleurs, à l’aide de cette hypothèse, comment les symptômes graves, bientôt suivis de mort, peuvent apparaître, alors que l’oblitération porte exclusivement sur les branches artérielles d’un seul poumon, ainsi que cela a eu lieu dans les observations XI et XII.

L’appareil de symptômes que nous avons essayé de dé-

* Les fibres musculaires de la vie organi(|ue se rcneonlrent surtout vers la face interne de la membrane ou tunique élastique des artères, mais seulement dans les artères plus petites ([ue les carotides et les iliaques primitives. (Robin). D’après Kœlliker, on trouve même dans l’aorte et sur le tronc de l’artère pulmonaire des fibres-cellules: mais elles sont si peu développées, qu’il paraît douteux qu’elles possèdent un certain degré de contractilité. Les artères carotides, sous-clavières, iliaques, axillaires, renfermentdes éléments contractiles plus développés. Il ne parait pas que des recherches spéciales aient été faites pour les divisions et subdivisions de l’arlère pulmonaire ; mais il est probable cpie les rameaux de troisième ordre jouissent déjà d’une contractilité évidente.

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