‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 116 sur 159 · SI · texte numérisé non relu

SI

MALADIES DE L AOKTE

tel volume sont toujours suivis d’une cachexie bien plus prononcée que celle des anévrismes, on aura rassemblé tous les caractères qui peuvent faire éviter une pareille erreur de diagnostic.

2° Quand la poche est encore renfermée à, l’intérieur du thorax, elle pourra être confondue avec une tumeur solide, un abcès du médiastin ; avec l’asthme, l’angine de poitrine, les indurations pulmonaires; avec les affections du larynx; avec les affections du péricarde et du cœur ; avec les lésions des gros troncs vasculaires voisins ; enfin les palpitations spontanées de l’aorte.

a) Les tumeurs solides du médiastin., qui sont presque toujours de nature cancéreuse ou tuberculeuse, coïncident avec les signes généraux de l’une ou l’autre diathèse. Elles présentent une matité ordinairement plus étendue que celle de l’anévrisme,*, et n’offrent point de pulsations dans toute la surface qu’elles occupent, mais seulement dans les points qui correspondent à l’àorte sous-jacente. Enfin, la compression delà trachée ou des bronches produit une rudesse des bruits respiratoires plus caractérisée et plus étendue que celle qui résulte des anévrismes de l’aorte (Bamberger).

b) Les abcès du médiastin se rattachent très souvent à des affections chroniques du système osseux : du sternum, des côtes ou de la colonne vertébrale. Ils donnent lieu à une douleur sourde au niveau du point affecté, qui diffère de celle que produisent les anévrismes par sa continuité ; d’ailleurs, si la percussion accuse une matité plus ou moins circonscrite au niveau de l’épanchement, Tauscultation n’y fait point entendre aucun bruit de souffle.

c) C’est surtout par des signes négatifs que Vast/ime se dis-

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