‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 117 sur 159 · ANÉVRISMES ; DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

ANÉVRISMES ; DIAGNOSTIC

tingue des ««ATismcs intra-thoraciques ; la palpation, la percnss.on e 1 auscullalion ne fonrnissent aucun des caractères qui signa ent a presence d’une tumeur artérielle. D'ailleurs on entendra presque toujours des râles sibilants pendant l’ac- -, et I on constatera souvent une sonorité exagérée de la poitrine qui correspond à l’emphysème pulmonaire. On sera que quefois éclairé par la nature de l’expectoration et par le mode de production des accès, qui débutent presque toujours après le coucher du soleil et sont quelquefois occasionnés par des causes spéciales (vapeurs irritantes, etc). Enhii, l’influence

de certains moyens thérapeutiques servira de pierre de louche dans quelques cas difficiles.

d) vanqinei,: poitrine est quelquefois occasionnée par des esions du cœur ou des gros vaisseaux. C’est donc encore une OIS à 1 exploration physique qu’il faudra recourir pour déter mmer la cause réelle de celte manifestation symptomatuT

se^rnife anévrysmes de l’aorte

le , c est, dans la majorité des cas, une rachialgie et non pasune sternalgie. ei non

o) los miuralions pulmonaires, qui se rallaclient ordinal

rement â une pneumonie, au cancer ou à la tuberculisation

présentent jamais une matité aussi nettement circonscrite

que celle des tumeurs anévrysmales ; d’ailleurs, l’auscultation

fait souvent reconnaître, au niveau du point nïatd 7

souffle tubaire, des râles humides et d’iL» i ^

qu’on n’a point coutume de rencontrer clan es vrjsnie. 'tife .cas d ane-

f) Il est souvent très difficile de distinguer les aiferr citrontqaes du laryn. des lésions anévrism:tique de! “7: ^AMiicoT. Œuvres complètes r V

"picics, T. V, Poumom et Coeur.

MALADIES DE l’aOUTE

la suüocalion, l’aphonie, la toux et d’autres symptômes ration- . nels sont quelquefois communs à l’une et l’autre maladie. Quand les signes physiques fournis par l’exploration du thorax font défaut à l’observateur, il éprouve souvent un cruel embarras. Slokes a rassemblé, dans le tableau suivant, les principaux symptômes qui peuvent, en pareil cas, éclaireç le diagnostic.

Anévrisme de l'aoi te.

■10 L’altéralion de la voix manque souvent.

2“ Slridor, sans aphonie.

3° Variabilité dans l’état de la voix.

4» Stridor venant d’en bas.

jo Respiration faible dans un poumon, forte dans l’autre.

6° Stridor, avec respiration forte dans un poumon.

1° Stridor et matité dans la partie supérieure du poumon.

Maladies chroniques du larynx.

1® L’altération de la voix existe en général.

2® Stridor, avec aphonie.

3® Aphonie constante et juogressive.

4® Stridor laryngé.

S® Respiration forte des deux côtés.

6® Stridor, avec respiration faible des deux côtés.

7® Stridor sans matité.

Nous avons déjà monlré tout lo parti qu on peut tirer de l'examen laryngoscopique, dans les cas de ce genre. Une paralysie des cordes vocales fera songer à une compression du nerf récurrent, conséquence assez fréquente des anévrysmes de la crosse aortique | des traces d inflammation chronique, des ulcérations, des nécroses, seiont, au contrait e, attribuées à une maladie purement locale. 11 ne faut pas oublier, d’ailleurs, que les affections chroniques du larynx peuvent coïncider avec les anévrismes intra-thoraciques.

g) V œdème de la glotte est quelquefois capable de simuler une lésion de l’aorte ; et réciproquement les anévrismes de l’aorte peuvent simuler l'œdème de la glotte, au point de provoquer la trachéotomie. On ne pourra éviter cette erreur, dans les cas difficiles, que par une exploration très attentive de tous les signes physiques qui peuvent mettre sur la voie du diagnostic, car, dans l’œdème de la glotte, on voit souvent man-

ANEVRISMES : DIAGNOSTIC

querJe signe pathognomonique indiqué parles auteurs, c’està-dire la difficulté des inspirations, sans gêne aucune dans l’expiration.

Dans les diverses affections que nous venons de signaler, le pouls conserve habituellement ses caractères normaux. Il n’en est pas ainsi dans les affections du cœur et des gros vaisseaux, qui produisent aux extrémités du système vasculaire des troubles analogues à ceux des anévrismes.

h) La dilatalion du cœw\ qui n’est pas accompagnée, en général, d’un bruit de souffle, donne lieu à des pulsations étendues sur une vaste surface ; l’anévrisme, au contraire, offre une pulsation bien limitée: aussi rencontre-t-on, en pareil cas, deux centres de pulsations : l’un, qui correspond à la tumeur, l’autre à la région précordiale.

^■) Les rétrécissements des orifices cardiâqiies qui, lorsqu’ils s’unissent à l’hypertrophie du cœur, peuvent simuler les anévrismes aortiques, s’en distinguent par le siège habituel des bruits anormaux ; par l’absence des grands phénomènes de compression qui résultent des anévrismes volumineux; enfin,

par une gêne plus manifeste des fonctions circulatoires (Skoda).

/r) Les épanchements péricardiques ne donnent point naissance à l’impulsion limitée qui caractérise les tumeurs anéyrismales, mais à une sorte de mouvement onduleux. Les signes stéthoscopiques ne sont pas les mêmes au début de la maladie; d’ailleurs, la marche des accidents diffère complètement de ce que l’on observe dans les cas d’anévrisme intrathoracique.

l) Les adhérences générales du péricarde, lorsqu’elles don

maladiks de d’aoute

lient lieu à des désordres prononcés de la circulation, et à une matité bien évidente sur un point donné, offrent une grande analogie symptomatique avec les anévrismes de l’aorte; on lie peut guère les en distinguer que par un degré moins considérable d’impulsion, et l’absence habituelle d’un souffle bien caractérisé.

7n) La dilatation de l'artère pulmonaire produit une tumeur impulsive avec frémissement cataire entre les cartilages de la seconde et troisième côte à gauche : ce siège est peu commun dans les anévrismes de l’aorte.

7i) Les anèvrhmes du tronc brachio- céphalique sont quelquefois très difficiles à distinguer de ceux qui naissent de la portion transversale delà crosse de l’aorte. On peut cependant établir, en règle générale, que les symptômes physiques prédominent à droite dans le premier cas, et, à gauche, dans le second (Holland).

En effet, les tumeurs anévrismales du tronc innominé produisent bien plus souvent que celles de la crosse aortique les luxations de la clavicule droite, ainsi que les déplacements latéraux du larynx et de la trachée ; le souffle est limité à droite (Crisp); il existe quelquefois une paralysie du bras droit, par compression du plexus brachia! ; on observe souvent un œdème unilatéral à droite ; enfin, le pouls radial n’est plus isochrone des deux côtés, et semble quelquefois être en retard à droite (Dubreuil). 11 est souvent utile, d’après M. Marey, de consulter le sphygmographe pour résoudre une difficulté de ce genre ; car un anévrisme du trope brachiocéphalique modifie le tracé des pulsations artérielles bien plus énergiquement à droite, et bien plus faiblement à gauche, que ne le ferait une lésion du môme genre, sur le trajet de l’aorte. Eu tenant compte de cette indication, MM. Broca et Marey

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