CANALICULES RESPIRATOIRES
[Fig. 8) en même temps qu’elles perdent leurs cils {Fig. 9.)
D. Les développements qui précèdent nous mettent en mesure, Messieurs, d’étudier avec fruit la constitution des parois des canaliciiles respiratoires. Elle nous offrira les mêmes matériaux que ceux des parois bronchiques, modifiés toutefois dans
leur forme, leur nombre relatif et aussi dans leur mode d’agencement.
Un seul exemple suffira pour vous faire saisir l’importance des modifications survenues dans la configuration des éléments; le revêtement épithélial des parois bronchiques, au moment où il se continue sur les parois alvéolaires, devient tellement méconnaissable, en raison de l’aplatissement que subissent les cellules, que son existence même a pu pendant
longtemps être méconnue et vivement contestée.
Fig. 8. — Empruntée au Traité d’histologie de M. Küliiker, 2° éd. française, fig. 354.
Considérons d^abord la charpente ou, si vous l’aimez mieux le gros œuvre des conduits alvéolaires. Cette charpente est
ZTT-ll'v ° conjonctifs qui représentent, au dire
de M. Kolhker, a la fois la tunique fibreuse externe et l’interne ; 2» des faisceaux de fibres élastiques qui acquièrent ici
une grande valeur; 3° des fibres musculaires lisses dont le rôle, au contraire, est assez effacé.
La paroi conjonclive proprement dite consiste en une raem brane très ténue, hyaline, transparente, aisément reconn ü sable sur le fond des alvéoles et qui présente cà et Th noyaux ovalaires (SchulUe). nullement enlourés de m- 1
lions. Celle membrane, si délicate à l'étal normal nV
pas moins, dans l'état pathologique, une épais’seur"coTidt
CANAUC0U3 BESriHATOlUES
•„ll^ flovienl le point de départ d’une tormalion rable, alor» qu U d b,-oncho-pneu-
- «ne des iornres de la
« du poumon -ou dans la Loncko-pneurnon. chro-
"XL tXXZXXXXLLL par leur présenee un des caractères analomiques les plus saillants des '
piraloires lorsqu’on les examine an microscope. Elles
abondantes, surtout dans les
Là, elles la'broncbe terminale, - |t
même des conduits, d lorminaux’ — on voit
poriûce des intundibules latéraux ,„e les
enfin des anneaux de fibres , i entrent dans
précédents, à l’orifice de chacun des al eo le q la composition, soit des conduits alvéolaues, soltd
CANALICULES KESI’IRATOIKES
bules. Cette disposition est très reconnaissable sur la figure 9, empruntée au mémoire de M. Schultze. Cette figure montre l’orifice d’un infundibulum latéral, c’est-à-dire placé sur le trajet d’un conduit alvéolaire. L’œil pénètre à travers cet orifice dans la cavité des alvéoles qui composent l’infundibulum, La travée annulaire à laquelle l'orifice infundibulaire est redevable de sa solidité et de sa résistance est très épaisse; l’épaisseur des travées secondaires qui forment un anneau autour de l’orifice de chacun des alvéoles est beaucoup moindre.
De ces travées principales partent des fibres élastiques délicates se ramifiant dans l’épaisseur de la tunique conjonctive qui constitue la paroi alvéolaire où ces fibres se dessinent sous l’aspect d’un réseau dont les mailles laissent voir les noyaux ovalaires du tissu conjonctif.
Les altérations que peuvent subir ces fibres élastiques ont été, jusqu’ici, peu étudiées. Cependant M. Cornil ‘ a montré qu’elles offrent quelquefois, dans leur parcours, des cassures nettes qui les divisent en un grand nombre de fragments de longueur variable et ressemblant à des bâtonnets.
Ainsi que je l’ai annoncé. Messieurs, les fibres musculaires lisses n’existent qu’en faible proportion dans les parois des canalicules respiratoires. Leur existence, longtemps contestée, a été mise hors de doute parles travaux deColbérg, de Schultze et deReindfleiscli. Elles se rencontrent toujours isolées, ne formant jamais de faisceaux un peu épais, au moins dans les conditions physiologiques. D’une façon générale, on les observe sur tous les points où se trouvent de grosses travées de fibres élastiques, et là, elle s’entremêlent avec ces fibres. D’après M. Keindtleisch, elles s’hypertrophient et se multiplient dans
' Cornil et Itanvier. — Manuel d’Instolofjic pnth.^ p. 6S8.
38 CANALICULES EESPIRATOIUES
l’induration brune du poumon. Elles deviennent alors facilement reconnaissables au niveau des éperons qui marquent la séparation des conduits alvéolaires, des infundibules et aussi de chaque alvéole.