‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 13 sur 159 · QUATRIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUATRIÈME LEÇON

De l'épithélium pulmonaire.

So.vsî,uRE. Importance de la couche épithéliale. — Réalité de son existence. — Sa disposition chez les animaux (triton, grenouille, reptiles, chat, etc.) ; — cliez le fœtus humain.

Messieurs,

^ Je me propose de vous entretenir aujourd’hui de la coucÂe épithéliale — ou endothéliale ainsi qu’on l’appelle quelquefois qui, à 1 état normal, revêt dans toute son étendue, la cavité des canalicules respiratoires et qui, comme je vous’ l’annonçais dans la dernière séance, joue un rôle très important dans l’anatomie pathologique des affections du parenchyme pulmonaire.

Vous ne trouverez pas superflus, je l’espère, les détails assez minutieux dans lesquels nous allons entrer à ce propos, lorsque je vous aurai fait remarquer que les lésions de ces éléments si délicats qui, en anatomie normale, tiennent une place si étroite que leur existence même a été contestée, occupent en réalité, et fort souvent, le premier rang dans les conditions anatomo-pathologiques.

Ces lésions, en eflel, pi-étlominonl. on peut le dire sains être taxe d exagération, dans riiisloire de quelques-unes des inainniations du poumon les plus vulgaires, les plus répandue» et q,i II nous imporle. par conséqiieiil, au premier chef

HÉALITÉ DE l’ÉIMTIIÉLIUM IHiLMONAlUE

de bien connaître. Telles sont, par exemple, les broncho-pneumonies aiguës, subaiguës, ou chroniques, tuberculeuses ou non tuberculeuses , ces affections majeures dans le grand chapitre de la pathologie pulmonaire. Or, comment sera-t-il possible d’apprécier d’une manière convenable les diverses phases du processus morbide dans les affections que nous venons d’énumerer, si nous ne sommes pas munis au préalable de connaissances solides relativement aux conditions physiologiques ?

Chez tous les animaux, pourvus d’organes pulmonaires, il existe, à la surface des cavités respiratoires, un revêtement cellulaire qui représente l’épithélium des parois bronchiques et est en continuité avec lui : c’est là un fait qui, depuis plusieurs années, n’est plus mis en doute par personne II y a longtemps qu’on sait aussi que. chez l’homme, à 1 état fœtal et chez le nouveau-né, ce revêtement s’observe egalement et que même la constatation en peut être faite par les procédés les plus simples. Mais, le point demeuré en ht.p iusque dans ces derniers temps, c’est la présence de la couche épithéliale, dont il s’agit, h toutes les époques de la vie chez

11 y a quinze ans à peine un anatomiste habde, M. le professeur Zenker annonçait qu’il n’était pas parvenu à mettre en évidence l’épithélium pulmonaire, chez un supplicie examine dans ce hut.le heure seulement après la décapitation c està-dire dans des conditions particulièrement favorables a ce genre d’études. A.ujobrd’hui, Messieurs, l’accord Ltsur ce sujet et l’existence du revêtement épithélial alveo-

1 OcflivYfle ïwr in>r»i. U)ld palholo^- Anatomie don Ziolfli. l'iesdcn, p. 15.

Page 1