IV. Dilatation si.mple de l’aohte
En dehors des tumeurs anévrismales, constituées par une poche à forme variable, mais dont les limites sont nettement tranchées, l’aorte peut offrir sur divers points une augraenlation notable de calibre sans qu’il existe une solution de continuité des tuniques vasculaires, ni une cavité entièrement distincte et séparée par un collet du canal de l’artère.
Les dilatations de l'aorte ont été signalées par Sénac, Morgagni, Burns et d’autres observateurs ; mais Scarpa est le premier qui les ait distinguées des anévrismes proprement dits. Ilogdson en a donné plus tard une fort bonne description, à laquelle nous empruntons la plupart des considérations qui seront exposées dans ce paragraphe.
La crosse de l’aorte et la portion descendante de cette artère sont les points les plus spécialement prédisposés à subir cette lésion ; mais on peut aussi la rencontrer sur le trajet de l’aorte descendante, soit au thorax, soit dans la cavité abdominale. La dilatation peut s’étendre à toute la longueur de l’aorte ; il n’est pas rare, d’après Laënnec, de trouver, surtout parmi les vieillards, des sujets de taille ordinaire chez lesquels l’aorte présente un diamètre deux fois plus grand qu’à l’état normal. Hunier a vu, en pareil cas, des flexuosités évidentes se joindre à une dilatation manifeste, de sorte que l’artère s’élait accrue en longueur aussi bien qu’en largeur.
Les parois de ces ampoules vasculaires sont toujours épaissies, et souvent athéromateuses. Elles deviennent quelquefois le siège de Assures et de fentes, qui intéressent les deux tuniques internes du vaisseau ; il peut en résulter un anévrisme faux consécutif. Il n’e.xisie donc pas, au point de vue