‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 14 sur 159 · ÉPITHÉLIUM PULMONAIRE CHEZ LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

ÉPITHÉLIUM PULMONAIRE CHEZ LES ANIMAUX

laire, à toutes les époques de la vie chez l’homme sain, est très généralement reconnue ; on ne diffère plus guère que sur les détails secondaires d’anatomie délicate.

Avant de procéder à la description de l’épithélium pulmonaire chez l’homme, on a coutume de faire connaître, d’une manière sommaire, la disposition qu’il offre chez les animaux

îf.’”. M‘on, {tvito crislasus).- a, rapillaires.- b, contours

•les cellules epitheliales. —c, noyaux des cellules épithéliales. - <1, un noyau oui semble appartenir à deux cellules. (D'après Eleuz). ^ ‘ semble

où! étude est plus facile. Nous nous conformerons à cet usao-e

qui permet de bénéficier des avantages de la méthode comiwrative. ^

J ai fait placer sous vos yeux quelques-unes des figures annexées à un Iravail célèbre dans l’espèce, celui d’Elenz, un

ÉI-ITUÉLILIM PULMONAIHE DU TlUTON

des élèves de Eberth *. C’est à ces deux auteurs qu’est due la première- démonstration régulière, indiscutable, de l’épithélium pulmonaire. Les résultats qu’ils ont obtenus sont dus à l’application au cas spécial de la méthode des imprégnations argentiques, mise en œuvre, vous le savez, avec un grand succès, par MM. Recklingbausen et His, pour l’étude des endothéliums des membranes séreuses et des vaisseaux sanguins et lymphatiques.

À. Chez le triton, le poumon a une structure éminemment simple" et représente, en quelque sorte, un alvéole pulmonaire d’un mammifère. A un grossissement convenable et après les préparations nécessaires, la paroi de cette cavité respiratoire, examinée par sa face interne, laisse voir les détails suivants

{Fig. 10).

Vous reconnaissez tout d’abord les mailles du réseau capillaire qui rampe à la surface de la tunique conjonctive. Ce ré seau dessine des espaces ou fossettes qui se détachent en clair au milieu des tractus rouges qui forment les vaisseaux supposés remplis de sang ou de matière à injection. Dans chacune de ces fossettes, on remarque un ou plusieurs noyaux arrondis : ce sont les noyaux des cellules épithéliales pulmonaires. Jamais ils ne se rencontrent sur la paroi même des vaisseaux, toujours ils occupent les fossettes. L’imprégnation par l’argent, vous le voyez, a dessiné des lignes noires dont la réunion forme des figures polygonales {b). Ces lignes se voient aussi bien sur les fossettes que sur les capillaires. Vous avez compris quelle marquent la limite des diverses cellules épithéliales, l’imprégnation d’argent ayant poui effet de colorer en brun le ciment qui unit ces cellules les unes aux

autres.

' Wurzt. Verhaii'll., 18G1. lUl S. 1-2 liefi. p. 06.

= Cnrpenter. — Physiologie, êdil. américaine, p. 283.

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