ÉPITHÉLIUM PULMONAIRE DE LA GRENOUILLE
Chacune d’elle est représentée par une mince lamelle transparente, de telle sorte que, par leur réunion, elle constitue une membrane très délicate. Il est possible de détacher cette membrane des parties sous-jacentes par un artifice de préparation et on peut constater alors que les noyaux seuls font à la surface un certain relief qui s’accuse uniquement du côté de la profonde ou adhérente et jamais du côté qui regarde la cavité alvéolaire. C’est que, en effet, ainsi qu’il est facile de s’en assurer par l’examen d’une coupe méthodique faite perpendiculairement au grand axe de l’alvéole, les noyaux sont logés dans la fossette intercapillaire, tandis que les plaques de protoplasma recouvrent les capillaires {Fig. H) C
Fig. il. — Schéma d'une coupe perpendiculaire «l’une maille capillaire du triton. — La coupe est faite dans la direction de la lijfne ab. — aa, capillaires. ~c, noyaux. — dd, cellules épithéliales aplaties.
Voilà une disposition, je le dis par anticipation, qui vous donne déjà une idée assez juste de ce qui existe dans l’espèce humaine. Chez la grenouille, cette disposition est essentiellement la même. Il y a lieu de relever seulement que, chez elle, les noyaux ont une tendance à siéger sur les angles ou sur le bord des cellules, tandis que chez le triton elles occupaient d’habitude la partie centrale.
Ce revêtement épithélial pulmonaire, lorsqu’il se présente avec les caractères qui viennent d’être indiqués, peut être dit conruui et tmiforme. Il est continu ou complet parce que les cellules voisines se touchent sans lacunes intermédiaires; il
' Voyez : EIcnz, fir/. 2, et Schullze.
épithélium l-ULMONAiaB DES HEI-ÏILES
IsL uniforme, parce que loules les cellules sont faites sur le môme modèle {Vollslandig und gluckmassig).
B Voici maintenant quelques dispositions un peu différentes Chez les reptiles, le revêtement est également continu ou complet, mais on y observe une particularité qui se retrouve souvent chez les animaux d’un ordre plus élevé. Ici, les parois alvéolaires sont occupées encore par des cellules complètes, c’est-à-dire possédant un protoplasma plus ou moins grenu et un noyau ; mais, dans les intervalles des fossettes et sur les fossettes elles-mêmes, on voit se dessiner les contours de plaques ou cellules claires, d’une largeur variable dont la plupart
Si
Ci Ci
Pi, J is. — Culs-de-suc des ramificalions bronchiques chez un fœtus de trois mois. — a, épithélium. — b, membrane limitante. — c, tissu embryonnaire.
n’offrent pas de noyau. Ces plaques .ésuUeraient de la fusion d’un cerlain nombre de cellules qui, en même temps que leur individualité, perdraient leur noyau. En pareille circonstance, on dit que le revêtement épithélial est coyilinn et polymorphc.
Ci. Arrivons rapidement, sans transition, aux animaux snpé-
Él’lTUÉI.lUM PULMONAIRE DU FOETUS
rieurs, car l’analomie comparée n’est pas, pour nous, le but, elle n’est que le moyen. Or, nous retrouvons chez les animaux mammifères adultes, chez le chat entre autres, le revêtement épithélial continu, mais polymorphe, que nous décrivons tout à l’heure. A l’état fœtal, au contraire, chez cet animal, comme chez tous les mammifères, l’épithélium est uniforme.
C’en est assez, Messieurs, pour ce qui concerne les animaux ; il nous faut actuellement considérer Thomme, objet spécial de nos études. En premier lieu, nous envisagerons l’état fœtal, époque de la vie où le revêtement épithélial peut toujours être mis en évidence, même par les procédés les plus élémentaires.
Je mets sous vos yeux un dessin représentant la coupe en travers de l’extrémité en cul-de-sac d’une ramification bronchique ultime, chez un fœlus de trois mois. La disposition est, ici, des plus simples : une bordure régulière de cellules, composant une seule couche, plus haute que large, se rapportant, par conséquent, d’une manière très nette, au type cylindrique et présentant un noyau sphéroïde bien accentué, recouvre la paroi de la cavité dans toute son étendue
Tout récemment, un fœtus de sept mois, qui avait respiré peut-être pendant deux heures, a été mis à notre disposition.
I Je vais vous exposer en quelques mots les particularités très intéressantes qu’offrait l’examen du poumon de cet enfant. Les alvéoles étaient partout revêtus, comme dans le cas précédent, d’un épithélium complet. Seulement, par rapport à la constitution de ce dernier, il importe de faire une distinction : \° Les
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uns, relalivenieiiL Irès élroils [tKj- J-3, u), avuiciiL conservé ce que j’appellerai le caractère fœtal, c’est-à-dire que les cellules de revêtement se montraient aussi hautes que larges; 2” Sur d’aulresalvéoles plus larges, plus distendus 13,
iii), les cellules de l’épithélium avaient subi une espèce d’aplatissement, de telle sorte que, sur les coupes transversales, on les voyait sous l’aspect de cellules fusiformes, possédant un noyau très saillant, et, quand l’œil rencontrait de front la paroi alvéolaire, sous l’aspect de cellules polygonales; — 3° Enfin, on observait des alvéoles dans lesquels il était loisible de reconnaître un état pour ainsi dire intermediaire.
Sur une portion de la cavité, le revêtement était encore
Fi(j. 13. — I. Epitbiélium ilos alvéoles pulmonaii-es, chez un fœtus de sept mois, ayant respiré deux heures .