DÉVELOPPEMENT DU HEIN
Quoi qu’il en soit, vers le 4' jour, commence b. se dessiner la structure du corps de Wolff. — On voit alors une série de tubes contournés s’aboucher dans le canal de Wollî et aboutir aux glomérules vasculaires qui, pendant ce temps, se sont formés, de leur côté, dans l’épaisseur du mésoblaste. Le mode , de développement paraît être le suivant: de la partie anté- . rieure de chaque conduit, naissent, du côté interne, des di- • verticules qui s’allongent peu à peu et forment des tubes re- j pliés sur eux-mêmes. Ces tubes sont, comme le canal de Woltf ,
Fig. S4. - Coupe transversale ‘ b, feuillet interne. - CC.
- A. feuillet - F, cavité pleuro-pé-
SnS.^'ot-^ ,lêwolfr. -M. feuillet moyen. (Ranvier, ieçmu d’anatonue genérale. fig. 1. lu Progrès Médical).
lui-même, tapissés d’un épithélium cjlindrique, mais plus j épais loulefois que dans le premier cas. Tel est, en gros, e premier développement du corps de 'Wolff, que l’on appelle rein primitif (Urnière, -Waldeyer). Pour ce qui est du mn definitif. qui seul nous occupe ici, il se développe peu après exactement sur le même modèle, aussi bien chez le poulet
(Waldejer, p. 132, A?- “)■ T"® '•* '•
SchulU-s Archiv.. Bd. 1. fig. 2tS), par un prolongement qui
part de la partie postérieure du corps de WollI.
En résumé, au point de vue que nous envisageons actuellement, la comparaison des lésions de la c.rrhose bronchopneumonique avec celles du « petit rein rouge ,, fait recon-
nEïoun A l’état fcetal 31
Milre que dans les deux cas, le processus fondamental est mvtaus mutaudis, le même au fond, à savoir : Retour à l’état embryonnaire des éléments nés du mésoblaste et, en ce qui
concerne le revêlemenl épithélial, tendance à la reproduction (-les caractères de l’état fœtal.
Charcot. Œuvres complèles, r. v, Poumons.
huitième leçon
Des cirrhoses
viscérales épithéliales en général (suite).
SOMMAIK- - Cirrhoses bli.ai'rï - rarallèle entre les
- rr:‘h«;e; rcir^hose hr
(rein eonlraeté). " ta lésion èpilhéliale est la pre-
cirrhoses: épilhèl.ale on
„,lereentlale.-Argnmeniaalappni.
Messieurs, ,
ce ,„i vient d'étre dit d propos du rein. Je puis ie^r^i^ter.^
en quelque sorte mot pour ™°‘’ interstitielles chro-
::q:er"elt'ron:«:d;:e; en détan l'an passé, sous le
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prend, quant a presen , P animaux par la liga-
e.pénmentalement461erm,n^olreH^^
inre du canal la ligature de l’ure.ére
prit que, suivant to analogues a
déterminerait, dans le tissu n- conséquence de l’oc-
celles qui se développent dans H Y
clusion expérimentale du conc i ose d’entreprendre
1, un point de doctrine dont 3e me piopose
bientôt la vériücation ' . Gombauii ei
. Voici la relation d’une expérience que nous
CIlilUlOSES BILIAIUES
2° CiiThose résultant, chez l’homme, de l’oblitération du canal cholédoque par un calcul biliaire, ou de tout autre ob-
moi, dans le laboratoire de la EacuUé, et dont les résullats tendent, comme ■on va le voir, à justifier mes prévisions.
Le 2 avril 1877, on pratiqua la ligature de l’uretère du côté droit chez un cochon d’Inde mâle ailulte. L’animal se rétablit promptement et le 2D avril, 23 jours après l’opération, on le tua par le chloroforme.
Autopsie. — Rien à noter du côté du péritoine, à part une adhérence celluleuse de l’intestin ferêle au niveau de la plaie abdominale. Rien à noter ■du côté des viscères autres (|ue le rein droit.
Uretère droit, au-dessus de la ligature, très distendu, gros comme une plume d’oie, feinueux, rempli par un liquide trouble, jaunâtre. Au-dessous du lien constricteur, le conduit bien que moins volumineux qu’au-dessus, ■conserve encore un calibre bien supérieur (10 fois au moins) à celui de l’uretère gauche. Le liquide qui distend l'uretère, examiné au microscope, renferme une grande quantité de globules de pus.
Rein droit. — Volumineux, d’un volume double de celui du côté opposé, pâle, jaunâtre, à surface lisse, parsemée de petites taches plus pâles. L’augmentation de volume du rein droit tient unicjuement à la distension du bassinet par un liquide analogue à celui que contient l’uretère. Une incision pratiquée sur le rein montre une dilatation considérable du bassinet et un aplatissement complet de la papille. La substance rénale, dans son ensemble, est moins épaisse que dans le rein normal. Epaisseur de la substance rénale mesurée au niveau d’une coupe passant par la papille : Rein droit, 6 mm. Rein gauche, 14 mm. Épaisseur de la substance corticale : Rein droit, 2 mm. Hein gauche, .'i mm. Les gros orifices vasculaires, situés cà l’union de la substance corticale et de la substance tubuleuse, sont beaucoup moins visibles que ceux du côté sain.
Examen microscopique. — La capsule fibreuse du rein est très épaissie aux dépens de l’atmosphère adipeuse dont la graisse en a disparu.
Substance médullaire. U> Papille. Les gros canaux collecteurs de la papille sont notamment dilatés. Us possèdent un épithélium cubique moins élevé qu’à l’état normal. — Leur cavité est remplie par de petits éléments ronds analogues aux leucocytes; peut-être ces éléments sont-ils le produit d’une desquamation épithéliale très active. Dans l’intervalle des gros canaux collecteurs, le tissu conjonctif a quelque peu augmenté d’épaisseur et est infiltré d’un certain nombre d’éléments embryonnaires.
Dans la substance médullaire proprement dite, les tubes sont dans l’ensemble dilatés, tapissés par un épithélium cubique et remplis pour la plupart de cellules épithéliales desquamées, petites et arrondies. Ces canaux sont séparés les uns des autres par des traînées de tissu conjonctif embryonnaire.
Substance corticale (Fig. 2.3). — Comparons cette figure à la Fig ^6 nui représente les parties homologues du rein gauche, non altéré dirm’ênie animal. Les pyramides de Ferrein présentent, d’une façon générale les altérations signalées à propos de la substance médullaire C’est dans le labyrinthe que les lésions sont le plus accentuées. Du côté du tissu interVi liel, production exubérante de ce tissu, R, R, tantôt à un état d’orcanisalinn plus ou moins avancée, tantôt complètement embryonnaire, d’ou épaississe ment des travées intercanaliculaires. De distance en distance es le PT cytes infiltrent le tissu en telle abondance et sont tellement rapprochés les
34 CUUÎllOSES HlLlAlREa
slaclc au cours de la bile dans ce conduit ; enfin, 3" la cirrhose hypertrophique avec ictère.
uns des autres, qu’on a sous les yeux Ces abcès miliaires n’ont du reste pas
de véritables abcès microscopiques, de siège de prédilection car on les
Fig. 25. Rein drnit d'un cobaye sou-
mis à l’expérience de la ligature de l'uretère. — C, glomérule de Malpiglii. A, tube coutourné tapisse liaiun épithélium cubique. — H, tissu conjonctif embryonnaifc.
observe tantôt autour glomérule, tantôt près Tabes contournés (A,
des tubes urinifères, d’une artère.
A.). — Au premier
tantôt dans le voisinage d’un abord, quelques-uns paraissent
Fig. 36. — Re'tn droit dn même cobaye dont l'uretère est resté libre. A.
tube contourné rempli cl épithélium à bâtonnets. — B, espace conjonctil très étroit séparant les tabes les uns des autres. — G, glomérule de âlalpighi-
dilatés, mais ce n’est la qu f^çon générale (à part quel-iucs
vaincre à l’aide de la me'isuration. ^ les tubes normaux,
rares exceptions), Us sont P codifié. Au lieu d’un tube enticre-
Mais leur contenu s’est complètement