INDURATION GRISE: LÉSIONS CONCOMITANTES
et lenfeimerait les noyaux particuliers dits corpuscules du tubercule.
A un degré plus avancé de la lésion, les espaces intervésiculaires ont doublé, ou même triplé d'épaisseur; les cellules fiisiformes ont disparu, et elles ont été remplacées par du tissu conjonctif plus ou moins dense, à fibrilles plus ou moins déliées. A un moment donné, les vésicules se sont affaissées par suite delà résorption de leur contenu ; les vaisseaux capillaires ont en gTande partie disparu, laissant après eux des amas pigmentaires. Alors le parenchyme pulmonaire paraît presque complètement composé de tissu conjonctif (lleschl). est la le dernier terme de la métamorphose fibreuse.
Les tissus ainsi modifiés peuvent subir cependant encore une altération nouvelle. Ils sont frappés de dégénération graisseuse; ils se ramollissent ou suppurent. Par suite il lorme un genre particulier d’abcès au centre des parties’indu-
lees mais c est là un point sur lequel nous aurons à revenir plus longuement.
lesto,,s concomitantes. Lorsque l'induration grise a main la totalUe ou la presque totalilé d'un lohe, celui-ci
a Iiè.e en general forlement aux parois thoraciques, la plèvre
coqus fibreuse, est considérablement épaissie ; il n'en est plus ams, lorsque l'induration est moins étendue et qu'elle siège dans les parties centrales : dans deux cas de ce genre
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lians l excellent arlicle sur la pneumonie chronique nui fa. iwt.e de leur Trcdti de pathologie interne, MM. iLdy et e. indiquent l'augmentation de volume du poumon narrai es caractères anatomiques de la maladie > ; ce caractère nous
T'i'aité de pathologie interne, L U, p. Ci2.
Charcot. Œuvres complètes, t. v, /'oumons.
DK L/V l'NKUMONllî CHRONIQUE
semble devoir apparlenir seulemenl aux premiers degr6s de la maladie, car dans la pUiparl des observalions accompagnées de relations néeroscopiques un peu détaillées que nous avons compulsées, et où le début de l’affection remontait à une époque éloignée, on a noté un certain degré d’atrophie des parties indurées du poumon. Le poumon droit, atleint dans sa totalité, était environ d’un tiers moins volumineux que le gauche dans notre observation 111 ; dans l’autre cas. le lobe inférieur droit était seul atteint, et son volume avait diminue d'environ moitié (observ. I).
Dans ces deux cas, les tuyaux bronchiques au niveau des parties indurées n’avaient subi aucune dilatation ; ils présentaient seulemenl à leur surface interne un peu de rougeur due àl’iniectioo de la membrane muqueuse. Les mêmes faits sont signalés dans deux observations que M. le docteur Monneret a bien voulu nous communiquer. MM. Grisolle, Raymond, Hardy et Béhier ne signalent pas la dilatation des bronches dans leurs descriptions des altérations de la pneumonie chronique . M. Chomel en parle comme d’un fait tout à fait accessoire. M Durand-Fardel ‘, qui a observé surtout des vieillards, admet au contraire qu’il existe des rapports fréquents entre la dilatation bronchique et l’induration pulmonaire P'’™
monie chronique ; mais nous craignons que cet auteur n a pas toniours sutasamment distingué de 1 induration ÿme les diverses variétés d’affaissement pulmonaire ou de carniacal.on qui. chex les gens âgés, se rencontrent s. fréquemment de concert, soit avec la bronchite, soit aussi avec la dilatation des bronches. C’est du reste un point sur lequel nous devroi revenir: mais quant â présent nous croyons pouvoir ind que parmi les caractères de l’induration grise, la non-existence dilatations bronchiques au niveau des parties esees, mei
’ Maladies des vieillards, p. G02.
ANATOMIE TATUOLOGIQUE 131
dans les cas où la maladie, remontant à une époque éloignée, la métamorphose fibreuse est la plus prononcée.
On ale plus souvent noté, dansles relations nécroscopiques, d une manière expresse, l’absence de tubercules, et dans les parties indurées et dans les parties restées saines du poumon.
Siège, étendue. — Dans la majorité des cas qui ont été rapportés, 1 induration pulmonaire s’étendait sans interruption de continuité, à une partie plus ou moins considérable dun lobe, ou même d’un poumon. Dans notre première observation, un poumon tout entier était induré; dans la deuxième, l’altération avait envahi la totalité d’un des lobes inférieurs. Le plus souvent, suivant Chomel (cinq fois sur huit), elle occupait les régions inférieures; une fois seulement le lobe supérieur avait été atteint seul. M. Durand-Fardel a été conduit, au contraire, par l’analyse de ses propres observations, a admeltre que le lobe supérieur est plus souvent atteint que ne Lest l’inférieur, mais il a certainement réuni dans une même catégorie des formes très diverses d’affections pulmonaires. Quoi qu’il en soit, les questions relatives au sièc-e le plus habituel des altérations pulmonaires dans la pneumonie chronique simple ne nous paraissent pas pouvoir être résolues quant à présent d’une manière définitive, en raison
U petit nombre d’observations suffisantes que l’on possède sur ce sujet. ^
n. Foyers gangréneux. — Abcès chronique. — Vomique tchoreuse. Avenbrugger et Corvisart.
«. Une observation consignée dans la clinique de M An dral et depu.s maintes fois reproduite, semble démontrer que, dans certains cas, la gangrène peut éclater au sein d’un
’ Clinique médicale, 1. J]I, obs. 64, p. 416.
de la pneumonie CllRONinUE
lobe pulmonaire induré par le fait de l’innammalion chronique tl’après un travail du docteur Traube (de ISeilin), dori nous ne connaissons malheureusement pas tous les détails ce °enre d’accidenl serait même dans l’espèce assez frequent, puisque sur quatorze cas de gangrène du poumon observes par cet auteur, il J en a neuf qui paraissent avoir succédé a une pneumonie chronique avec induration du pulmonaire. Mais, dans les cas de ce genre, 1 insuffisance des Tins concernant révolution et le mode de succession d symptômes, rend le plus souvent douteua s. c es Een la uneiLonie qui a été l'affection primitive, ou si c est, au con rai“e la gangrène qui a précédé l’inllammalion. L’observation suivante recueillie par nous, il y a plusieurs années, a l’iiôpilal de La Charité, parait établir que la gangr ne pu m
naiie peut se développer d’une manière transitoire acciden-
telle diez un sujet qui aurait présenté auparavant des syrap tômês en rapport avec l’existence d’une pneumonie chromqu
ulcéreuse.
O»sr»VATl0a I ■- Pneumonie cheonique ulcéreme. - hiduration Observaiiok i-éiendue du lobe inférieur du, poumon
«fÎlTi::' ‘Znse dons les parues denrées.- Pas de
tubereules soit dans les poumons, soit ailleurs. - Analyse mieros-
copique des tissus altérés.
Le nommé Cordier (Jean-Pierre), égé de 46 ans. ^errassier, en-
f. à l’hénital de la Charité, salle Saint-Charles, n 8, J
lli 1834. Cet homme, assex vigoiireiisemeot constitué, av»'t 0“- ^ 1 eoniP Inrsaue U Y a quatre ans, u uu