‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 57 sur 159 · PHTISIE DES MINEURS · texte numérisé non relu

PHTISIE DES MINEURS

En France, on a étudié surtout l’anthracose des mouleurs en bronze ou en cuivre, etc. Chez ces derniers, du reste, la lésion ne diflère en rien d’essentiel de celle qui se produit chez les mineurs de charbon h Les conditions de sa production sont du reste au fond les mêmes, dans les deux cas. Il s’agit toujours de poussière charbonneuse répandue à profusion dans une atmosphère confinée. Cette poussière est fournie : 1“ pour les mineurs, par le charbon fossile, par la fumée des lampes, par la combustion de la poudre employée à séparer les blocs de charbon ; 2° pour les mouleurs en cuivre, en fonte, en bronze, elle est fournie par la poussière de charbon répandue à la surface des moules en sable (Pl. II, 192).

Les ouvriers placés dans ces conditions rendent presque tous des crachats noirs. Quant à leurs poumons, ils contiennent en abondance de la matière charbonneuse. Le plus souvent cet état du poumon est compatible avec une intégrité fonctionnelle à peu près complète de l’organe et ne diffère alors que par le degré de l’anthracose physiologique. Mais, dans quelques circonstances, le parenchyme est plus profondément atteint ; il se produit des destructions partielles de l’organe, et par suite des troubles fonctionnels graves, pouvant entraîner la mort. On voit alors se produire la phtisie anthracosique [coalminers

phthisis).

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