‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 60 sur 159 · Ll^!<10N FONDAMliNTAI.K ! ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

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péribronchique (Firj. 33j; mais ici, vu la durée du processus, l’évoluLion du nodule s’augmenle de deux phases nouvelles : une période de ramollissement et une période ^'excavation. Puis il se peut faire dans des cas particulièrement favorables, que les lésions se réparent ; d’où une période de réparation.,

Fia 33 — Couve d'une bronche d'un certain calibre et d'une artériole montrant le début

oblitéiée. On vuit que U tunique nmqueuse bronemque est envalne f plasie. - a, 6. c, cellules géantes. - f.. n.embrane muqueuse aymO sub. la ‘'^nsfo.nm tien embryonnaire. - e, tunique musculaire, - y, epithebum cylindrique. - A, ce Iules épilbcUoïdes. - J, magma de pus (?) ; granulations graisseuses. - B, aitue. — N, N, alvéoles.

de guérison, avec des modes divers. Enfin, des amas tuberculeux deviennent parfois, à un moment donné du travail morbide, de véritables foyers d’infection d’où émanent des granulations grises qui propagent plus ou moins loin la maladie (processus de propagation).

Tels sont les chapitres principaux de l’histoire anatomo-pa-

STRUCTUUE DU l’OUMON ! RÉSUMÉ

thologiqoe de la phtisie ulcéreuse^ que M. Charcot a réédifîée sur des bases plus solides.

A. Le tubercule miliaire de la phtisie chronique est un nodule péribronchique, et par là s’accuse déjà l’unité de plan de structure des diverses productions tuberculeuses. Cette question de siège est un des points les plus importants de l’anatomie pathologique de la phtisie chronique, et M. Charcot l’a traitée dans tous ses détails.

C’est Rindfleisch qui, le premier, a eu le mérite d’étudier à ce point de vue le tubercule miliaire.

Voici en quelques mots ce qu’il a observé à ce sujet. Lorsque la phtisie chronique commence à se développer, la lésion se présente, dans le poumon, sous la forme de petits nodules grisâtres, résistant au doigt, un peu transparents, dont la dimension est de 1 millimètre 1/2 environ, et qui présentent le plus ordinairement la forme d’une feuille de trèfle, quelquefois avec la tige qui la supporte. Ces petits nodules se réunissent par confluence et s’agrandissent ainsi; ils forment alors des masses arrondies ou déchiquetées, portées, à la manière des feuilles d’un arbre, sur des branches plus volumineuses qui représentent la tige. Tel est, en effet, le véritable aspect microscopique.

Quelle est donc, à Texamen microscopique, la structure intime de ces folioles ? Mais, pour bien comprendre la description de Rindfleisch, il faut avoir bien présentes à l’esprit certaines particularités de la structure du poumon. Voici cette structure telle qu’elle a été exposée par M. Charcot.

Le poumon de Thomme se compose :

1° De bronches ou tubes ramifiés apportant l’air atmosphérique ;

2" De sacs respiratoires formant la masse pulmonaire ;

3°D une enveloppe commune, la plèvre ;

STRUCTURE DU l’OUMON : RÉSUMÉ

4° De vaisseaux sanguins et lymphatiques et de nerfs.

Les ramifications des bronches sont alternes, puis dichotomiques ; la dernière bronchiole aboutit à une aynpoiile cloisonnée^ qui représente exactement le poumon primitif du batracien supérieur. Les ampoules, par leur réunion, constituent un acinus, etlesacini, parleur réunion, constituent le lobule, petite masse polyédrique de 1 centimètre de diamètre environ.

De même que chaque lobule aune bronche indépendante de la bronche du lobe voisin, de môme chaque lobule a une bronchiole qui ne communique avec celle du lobe voisin que parla bronche qui leur a donné naissance. Cette bronchiole pénètre dans le lobule et le traverse dans toute sa longueur en s’y subdivisant.

La bronche inlra-lobulaire, à son origine, a un diamètre assez grand (1 millimèlre ; Sappey) ; elle se divise en rameaux qui se détachent à angle droit ou à angle aigu et se subdivisent eux-mêmes jusqu’à la terminale. Cette bron-

chiole est la fin du système canaliculédes bronches et le commencement du poumon, organe d’hématose. En effet, elle se divise elle-même en ramuscules de premier, deuxième, troisième ordre, etc.; mais elle porte sur ses parois des alvéoles pariétaux, et elle se termine par l’acinus.

Chaque acinus forme une petite pyramide à base périphérique et a environ 1 millimètre de diamètre dans ses dimensions principales. Les tractus conjonctifs qui entourent le lobule entourent de même chaque acinus et donnent à chacun de ses petits organes une indépendance relative ; chez l’enfant, les acini, d’abord distincts, se soudent peu à peu pour former le lobule, comme ceux-ci se soudent et se confondent peu à peu, chez le vieillard.

L’anatomie pathologique juslifie pour sa part cette division du poumon en trois éléments constitutifs : le lohe^ le lobule., Vacûms.

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