‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 75 sur 159 · CANCER UTÉRIN : THROMBOSES ARTÉRIELLES · texte numérisé non relu

CANCER UTÉRIN : THROMBOSES ARTÉRIELLES

prodromes. Il y avait eu tout à coup hémiplégie complète, absolue, avec flaccidité des membres et persistance des mouvements réflexes; la face était déviée. Jusqu’à l’époque de la mort, qui avait eu lieu deux ou trois jours seulement après le début, les malades étaient restées dans l’état comateux.

Encore chez un sujet atteint de cancer utérin^ V oblitération de l'une des artères fémorales par un thrombus a produit une paralysie subite et complète des mouvements, ainsi qu’une anesthésie cutanée à peu près absolue du membre correspondant. Les battements artériels étaient tout à fait supprimés. Le membre était froid et couvert çà et là de taches livides. La mort survint avant que le sphacèle se fut déclaré. Dans ces cas, comme dans les précédents, les veines principales des membres étaient oblitérées par des caillots décolorés, et évidemment de date ancienne.

Je rapporterai également à la thrombose artérielle deux cas de gangrène sèche de plusieurs doigts de la main, observés le premier, chez une femme atteinte de cancer gastrique ; le second, chez une autre femme qui présentait un vaste cancer du sein^ en cuirasse. L’autopsie a fait reconnaître, dans ces deux cas, l’existence d’un thrombus qui occupait l’extrémité inférieure de l’une des artères humérales et se prolongeait à une certaine distance, dans la cavité des artères cubitale et radiale correspondantes.

Les cavités du cœur gauche, les veines pulmonaires, l’aorte ont été explorées avec soin chez tous les sujets dont il vient d’être question ; il n’y existait aucune trace de concrétions fibrineuses ayant pu donner lieu à une embolie. D’un autre côté, les tuniques des artères oblitérées parles caillots étaient tout à fait saines. Pour expliquer la production de la thrombose dans tous ces cas, il ne reste plus guère, par conséquent,

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qu’à invoquer l’influence d’une alcéralion particuHère du. samj analogue à celle qui, lorsqu’il s’agit du sang veineux, perinel de comprendre l’existence si fréquente des concrélions sanguines veineuses, cliez les sujets atTaiblis par une maladie de longue durée.

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