‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 8 sur 159 · ANALOGIES ENTRE LE FOIE ET LES POUMONS · texte numérisé non relu

ANALOGIES ENTRE LE FOIE ET LES POUMONS

que lorsque ceux-ci représentent déjà des branches de calibre.

Chemin faisant, dans cet aperçu sommaire, vous avez pu noter les analogies et aussi les différences qu’offre l’arangement réciproque des diverses parties qui forment d’un côté le foie, de l’autre le poumon.

Dans le foie^ le centre du lobide est marqué par la présence de la veine intra-lobulaire, appartenant au système des veines sus-hépatiques. Cette veine est là en contact immédiat avec les cellules du parenchyme du foie, sans interposition de tissu conjonctif. — Dans le poumon^ au contraire, le centre du lobule est occupé par une bronchiole accompagnée de son artère satellite, branche de l’artère pulmonaire, et ces deux canaux sont enveloppés par une gaine conjonctive qui supporte, en outre, des artérioles bronchiques et des lymphatiques.

Dans le foie^ les espaces conjonctifs interlobulaires donnent passage aux canalicules biliaires, aux ramifications de la veine porte, à des vaisseaux lymphatiques et à des branches de l’artère hépatique. — Dans le jooumon, ce sont surtout des vaisseaux lymphatiques et des branches dépendant du système de la veine pulmonaire qui occupent les espaces interlobulaires.

Après cette esquisse, destinée à faire ressortir les traits principaux concernant les relations que les lobules possèdent soit entre eux, soit avec les vaisseaux artériels et veineux et les bronchioles, il nous faudra considérer la disposition des parties dans le lobule lui-même. C’est par là que nous commencerons la prochaine leçon. Nous serons entraînés, à ce sujet, dans des détails minutieux, d’une exposition difficile. Toutefois, je crois pouvoir vous dire que, plus tard, vous ne regretterez pas le temps que nous jugeonsn écessaire de consacrer à ce travail. Se-

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