ORIGINE DES CORPUSCULES PIGMENTAIRES
ments, el d’autres encore dont l’exposition nous entraînerait trop loin, ont paru suffisants pour faire admettre que les corpuscules de pigment se développent primitivement et exclusivement dans la rate, et peut-être aussi dans le foie et les ganglions lymphatiques. Une fois parvenus dans le torrent circulatoire, ceux de ces corpuscules qui ne sont pas retenus dans les petits vaisseaux du foie s’accumuleraient dans les divers organes, mais plus particulièrement dans le cerveau et dans les reins, en raison des conditions anatomiques toutes spéciales qu’y présente le système capillaire. Telle est, en résumé, la théorie émise par Meckel etFrerichs et adoptée, à quelques variantes près, par la plupart des auteurs ; nous n’entreprendrons pas de la discuter. Nous pensons, en effet, que la solution des questions qu’elle soulève pourra être obtenue seulement à l’époque où la physiologie aura pénétré, plus avant encore qu’elle ne l’a fait jusqu’à ce jour, dans l’étude des phénomènes delà formation et, si l’on peut ainsi dire, de la déformation des divers éléments constitutifs du sang.
La mélanémie se développe à peu près exclusivement dans le cours où à la suite des fièvres intermittentes; c’est là un point sur lequel s’accordent tous les auteurs qui se sont occupés du sujet. On l’a bien quelquefois rencontrée dans des circonstances où la fièvre d’accès n’avait pas été notée parmi les antécédents des malades ; mais les observations de ce genre sont généralement défectueuses, et elles commandent la [)lus grande réserve. — Jusqu’àprésent, rien ne prouve que la mélanémie puisse exister à titre d'affection primitive et indépendante de toute autre maladie ; de nouvelles recherches sont également nécessaires pour décider s’il faut lui rapporter
tait pas l’altération pigmentaire, tandis que le foie la présentait à un haut degré. Le fait démontre, suivant l’auteur, que la rate n’est pas le seul organe où s’opère la destruction des globules rouges du sang. (Loc cit