‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 98 sur 159 · I.ÉSIONS CAHDIAQUIÎS CHEZ UN CHIEN · texte numérisé non relu

I.ÉSIONS CAHDIAQUIÎS CHEZ UN CHIEN

des excréments colorés en rouge. On note que le cadavre n’éprouva pas de raideur.

Le cerveau et la moelle épinière ne présentent à l’autopsie aucune altération qui puisse expliquer la paralysie des membres postérieurs. Le cœur est très volumineux ; les parois du ventricule gauche surtout sont fortement épaissies. Le bord libre des valvules auriculo-ventriculaires gauches présente une série de végétations volumineuses, transparentes, très adhérentes aur valvules. Ces végétations ont toutes leur extrémité libre dirigée vers la cavité de l’oreillette. Ces végétations examinées au microscope par M. Lebert et M. Davaine, paraissent essentiellement composées de fibrine à l’état amorphe, contenant des granulations de caractère indéterminé, insolubles dans l’acide acétique. Pas de traces de vascularisation. Les valvules auriculo-ventriculaires droites présentent au niveau de leur bord libre un épaississement et quelques végétations analogues aux précédentes, mais bien moins importantes. Rien aux valvules sigmoïdes; rien de notable non plus dans les autres points de l’endocarde; les poumons étaient sains.

Vabdomen était distendu par une grande quantité de sérosité jaunâtre, transparente, sans flocons albumineux.

Les intestins, examinés dans toute leur étendue, ne présentaient aucune lésion, leur muqueuse était tapissée par un mucus d’un brun rouge très fétide. L’esïomac, un peu revenu sur lui-même, présentait une coloration çà et là rouge brique, et, par place, d’un violet foncé; on y voyait un nombre considérable d’e</cémïions ovalaires, d’étendue variable, mais dont quelques-unes étaient aussi larges qu’une pièce de un franc. De ces ulcérations, les unes paraissaient en pleine activité et étaient entourées d’une auréole violacée ; d’autres semblaient en voie de réparation et ne présentaient plus à leur pourtour ou dans leur fond de vascularité anormale. Quelques-unes d’entre elles mettaient à découvert la tunique celluleuse ; d’autres, au contraire, n'avaient pas attaqué toute l’épaisseur de la membrane: c’étaient de simples exulcérations.

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