FIÈVRES T VI’IIOÏDE : TRAITEMENT
y. Signalons comme autant de présages sinistres, les symptômes que voici : 1 " le délire, s’il se montre au début, s’il s’accompagne d’agitation excessive, de mouvements convulsifs; 2°le coma profond et prolongé ; 3° l’irrégularité, le ralentissement ataxique du pouls; 4° le météorisme excessif; 5° la dysphagie ; 6° la carphologie, les soubresauts de tendons très prononcés.
o. Les affections deuLéropathiques rendent presque toujours le pronostic très grave. Les eschares d’une étendue insolite, l’hémorragie intestinale, amènent souvent la mort; la pneumonie (s’il y a matité et souffle bronchiques), la péritonite consécutive à une perforation intestinale, la déterminent presque à coup sûr.
£. Certaines épidémies de fièvres typhoïdes se font remarquer par la bénignité extrême, ou, au contraire, par la malignité singulière delà plupart des cas ; c’est là un fait qu’il ne faut jamais perdre de vue, principalement lorsqu’il s’agit déporter un jugement sur la valeur des méthodes thérapeutiques mises en usage.
THÉRAPEUTIQUE
A. défaut d’un agent spécifique capable de vaincre ou seulement de modifier l’élément morbifique, il faut bien se contenter de rechercher attentivement et de remplir de son mieux les indications rationnelles (114. C. D. E.). Ici, surtout, les périodes de la maladie, la forme qu’elle affecte primitivement ou qu’elle revêt à une époque plus ou moins éloignée de son début, peuvent changer, parfois complètément, ces indications. L âge, la constitution du sujet sont, évidemment aussi des circonstances dont il faut bien tenir compte dans le choix
MALADIES INFECTIEUSES
des moyens de traitement. Rappelons, enfin, qu’il est des cas d'une bénignité extrême et qui n’exigent guère autre chose que l'application des règles de la thérapeutique diététique (121).
A. Relativement à la prophylactique, rien qui n’ait été dit dans l’article concernant le typhus (1571).
R. Au début et dans le cours de la première période, si la maladie se montre franchement sous la forme hyperstlaénique (1728), on pourra, chez l’adulte, avoir recours aux émissions sanguines générales. Une, ou même, si le sujet est robuste, deux saignées de 300 à 400 grammes suffisenthabituellement pour répondre à l’indication antipyrétique (1696). Aller plus loin, ce serait affaiblir inutilement le malade et le mettre dans de mauvaises conditions pour faire face à l’adynamie qui, lors de la deuxième période, se manifeste presque inévitablement, au moins à un certain degré (Louis, Chôme!, Grisolle). — Une céphalalgie vive, l’insomnie opiniâtre, le délire loquace avec voix brève, rougeur delà face, injection des conjonctives, l’assoupissement continu, les douleurs intenses de l’abdomen, sont autant de symptômes qui peuvent engager le médecin à insister sur les émissions sanguines générales, ou indiquer l’emploi des saignées locales (sangsues ou ventouses scarifiées sur l’abdomen, derrière les oreilles), voire même quelquefois, dans le cours de la deuxième période. Passé le dixième jour cependant, ou tout au plus le douzième, on ne trouve, en général, plus guère d’indication de saigner. Chez les enfants, on peut, d’après les mêmes indications, particulièrement en cas de douleur abdominale vive, de délire bruyant, appliquer quelques sangsues surle ventre ou derrière les oreilles, suivant le cas (de 4 à 6 pour les enfants âgés de moins de cinq ans, de 5 à 15 pour les autres). Mais on doit bien veiller ici à ce que