TYPHUS FEVER : HISTORIQUE
nord. Ce n’est probablement pas non plus une maladie moderne ; son histoire ne peut être qu’un fragment détaché de l’histoire générale des typhus (1367). L’appareil symptomatique qui le distingue se retrouve en entier dans les descriptions que les épidémiographes des XY Ie, XVIIe et XVIIIe siècles nous ont laissés de la fièvre pétéchiale (febris petcchialis, morbus cumpetechiis , etc.). (Frascator, De morb. contag., lib. II, cap. VI, 1546). — C.F. Lœw, De febr. petechiali , anni 1683, etc., in Sydenham, Opéra omnia, t. II, p. 282. — C. Strack, Obs. med. de morbo cumpetechiis. Carlsruhe, 1746. — M. Sarcone, Histoire raisonnée des maladies observées à Naples, traduct. par Belloy. Paris 1805, t. II, etc.). Les fièvres pétéchiales observées à Plymouth, par Huxham, principalement pendant les années 1735, 1740, 1741, 1742, 1745, et qui se développaient primitivement sur les pontons, pour delà se répandre danslaville, doivent, sans doute, en particulier être rattachées au typhus fever (Huxham, Observ. de aere et morbis épidémie., in Opéra physico-me dira. Leipsick, 1754). — Des épidémies de typhus qui ont ravagé l’Irlande durant le dernier siècle et le nôtre, les plus célèbres sont celles qui ont régné pendantles années 1725,1731, 1740, 1815, 1818 (Cheyne, Dublin hospital reports , t. I et II, 1825-36, 1836-37, 1846-47 ; Report upon the recent épidémie fever in Irélcmd, in Dublin Quaterly Journal, 1849). Ces épidémies ont sévi habituellement dans les temps de grande disette. La dysenterie, les affections scorbutiques, la fièvre ci rechute [relapsing fever), sont les maladies qui les ont le plus souvent précédées, accompagnées ou suivies. Suivant le docteur Stokes, les ulcérations de l’iléon ont été rencontrées plus fréquemment dans les épidémies de 1815-18 et 1 826-27 qu’elles ne l’ont été dans les épidémies subséquentes. Aujourd’hui, suivant le même auteur, c est habituellement sous forme de pneumo-typhus , que se montre la fièvre continue d’Irlande.
MALADIES INFECTIEUSES
THÉRAPEUTIQUE
Relalivement à la prophylactique : voir, en thérapeutique générale , les indications fournies par les dangers de la contagion (112. E.), et dans l’article Typhus (1 S71), le paragraphe consacré à la thérapeutique de cette affection. Nous avons dit, lorsque nous avons parlé du traitement de la fièvre typhoïde (p. 36.), d’après quelles règles les chefs actuels de l’école de Dublin (Stokes, Corrigan), administraient les toniques et les excitants, dans les cas de typhus fever. Les saignées locales (sangsues derrière les oreilles) peuvent être utiles ici, quand il y a insomnie et délire actif; mais les saignées trouvent très rarement leur application, même au début de la maladie (Corrigan). Les purgatifs sont rarement usités dans le typhus fever par les médecins irlandais, au moins comme méthode générale de traitement
d. Cet article est extrait du tome IV des Eléments de Pathologie médicale de Requin, paru en 1863.— Nous rappelons que dans les différents articles extraits du même ouvrage les nombres entre parenthèse renvoient au même ouvrage.
FIÈVRE A RECRUTE
L’épidémie de Saint-Pétersbourg'
La lumière commence à se faire parmi nous, au sujet de la maladie qui lègne actuellement à Saint-Pétersbourg. Les journaux poliliques ne nous avaient transmis, tout d’abord, que des dires fort contradictoires ; depuis quelques jours, ils nous fournissent des renseignements moins imparfaits et en général concordants, du moins sur les points essentiels (voy. le Journal des Débats des 7, 8 et 10 avril). Mais, ce qui est plus important, nous recevons par la voie de la presse médicale
allemande des documents vraiment scientifiques, et qui nous paraissent dénaturé à dissiper les doutes concernant le véritable caractère de la maladie dont il s’agit. 11 est permis de reconnaître aujourd’hui que cette maladie n’est pas la peste, ainsi que le bruit en avait couru; elle n’est pas non plus* comme on l’avait dit encore, le typhus exanthématique (typhm fever ) ; c’est une espèce morbide distincte, ne relevant que d elle-même, qui naguère a régné épidémiquement en diverses contrées de l’Europe, en Irlande surtout, ainsi qu’en Ecosse, et que les auteurs anglais ont les premiers étudiée et décrite sous le nom d & fièvre à rechute (relapsing fever -).