‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 3)Chapitre 40 sur 101 · SPÉCIFICITÉ DE LA FIÈVRE JAUNE · texte numérisé non relu

SPÉCIFICITÉ DE LA FIÈVRE JAUNE

La fièvre jaune se présente avec des allures toutes spéciales, une marche toujours aiguë, des symptômes qui, sans lui être exclusivement propres, lui donnent cependant, quand on les

MALADIES INFECTIEUSES

considère dans leur ensemble, une physionomie à pari (17119) ; 1 es lésions qu’elle entraîne avec elle ne sont certainement pas le point de départ de tous les phénomènes morbides. Considérée isolément, aucune de ces lésions peut-être n’est vraiment caractéristique; mais réunies sur un même sujet, elles constituent un ensemble d’altérations qui ne se retrouvé dans aucune autre maladie. Si la fièvre jaune n’est point corn tagieuse, ce qui d’ailleurs ne nous paraît nullement démontre, il n’en est pas moins vrai qu’elle respecte à l’avenir les gens qu’elle a frappés une fois déjà (p. 441); maladie moderne, suivant toute apparence (p. 149), elle s’est restreinte jusqu a ce jour dans des limites géographiques assez précises (p. 142). Celte maladie mérite donc bien, pour toutes ces raisons, de prendre rang parmi les maladies spécifiques, et, pour dire notre sentiment sur une question qui a été fort débattue dans ces derniers temps, c’est, il nous semble, forcer toutes les analogies, que de vouloir fondre l’histoire de cette lièvre dans celles des lièvres intermittentes ou des fièvres rémittentes bilieuses des pays chauds.

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