‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 3)Chapitre 57 sur 101 · Park. — Obs. on Tumours mthin the Pelvis · texte numérisé non relu

Park. — Obs. on Tumours mthin the Pelvis

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sait reconnaître aucune modification dans le volume de la tumeur. Un jour, Park, en la refoulant par hasard avec le doigt, détermina l’émission des urines. Il instruisit le mari de cette manoeuvre, et le cathéter devint, dès lors, inutile. Ce fut là, d’ailleurs, le seul incident notable de ces grossesses.

Une nouvelle grossesse eut lieu; le terme arriva. Park fut appelé pour prendre des mesures décisives à l’égard de la tumeur. La dilatation du col était complète, et déjà les membranes s'étaient rompues. Toute la nuit se passa dans le travail le plus pénible, et cependant rien n’avançait. La tête appuyait sans cesse contre la partie supérieure de l’obstacle, mais sans pouvoir descendre le moins du monde dans le bassin.

Alors il fut décidé qu’une incision serait pratiquée. L’instrument choisi fut une lancette cachée ou pharyngotome. Park le conduisit sur son doigt jusqu’au point où les enveloppes de la tumeur lui parurent le plus minces et y pratiqua cinq ou six incisions très légères et non pénétrantes; puis, forçant avec le doigt, il pénétra dans une large cavité, qu’il crut remplie par une matière gélatineuse.

Aussitôt, il s’en écoula un liquide séro-sanguinolent entraînant avec lui un certain nombre de fragments membraneux ayant l’apparence de morceaux de tripe [strippings of tripe. :). Quelquesuns de ces lambeaux atteignaient en dimension le quart d’une feuille de papier ordinaire.

La première douleur qui suivit cette opération évacua complètement le contenu de la tumeur. Celles qui suivirent terminèrent bientôt l’accouchement.

Ce ne fut que très lentement que MmG S... se rétablit. Une suppuration abondante et extrêmement fétide se manifesta ; des douleurs de reins assez vives, de la fièvre, une grande prostration, furent les principaux symptômes observés, et ce ne fut qu’au bout de huit ou dix semaines que la malade se rétablit complètement.

Il est probable que le travail de cicatrisation qui suivit cette opération amena un certain degré de rétrécissement , car, dans l’accouchement qui suivit, alors que le col utérin était complète-

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ment dilaté et les membranes rompues, ce ne fut qu’aprôs un travail très pénible de sept ou huit heures de durée que la tète franchit le bassin. Un autre accouchement eut encore lieu par la suite : il s’agissait d’une présentation du bras à la fin du huitième mois. Parle éprouva beaucoup de difficultés à introduire sa main pour aller à la recherche des pieds, et l’obstacle, dit-il, ne résidait certainement pas dans le col utérin.

Quoique le mot hydcitidcs n ait pas été prononcé par l’auteui de cette observation , il est impossible de les méconnaître dans sa description. Le siège des kystes qui les renfermait était, suivant toute probabilité, le même que dans l’observation précédente, à moins que ce cas ne fût analogue à celui qui a été relaté par M. Cruveilhier, cas dans lequel l’ovaire, converti en une poche bydatique, était tombé dans le cul-desac recto-vaginal (en refoulant, chacun de leur côté, le rectum et le vagin), auquel le kyste adhérait très intimement.

D’ailleurs, au point de vue pratique, la distinction entre ces deux sortes de kystes hydatiques pelviens, les uns développés dans l’ovaire tombé dans l’excavation du petit bassin, les autres développés dans le tissu cellulaire sous-péritonéal du bassin, paraît difficile, sinon impossible, pendant la vie.

Yoici un troisième exemple, intéressant surtout au point de vue anatomique, et qui prouve d’ailleurs, avec plusieurs autres observations que je rapporterai plus loin, que les kystes hydatiques du bassin sont souvent accompagnés de kystes semblables dans la rate, le foie et d’autres viscères. Les Bulletins de la Société anatomique de Paris pour 1831 renferment la note suivante :

Obs. III. — M. Barre lit l’observation d’un kyste hydatique d’un volume énorme développé dans le bassin.

L utérus est appliqué sur sa face antérieure et lui est intimement uni. Les trompes et les ovaires sont en grande partie con-

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fondus avec les parois du kyste. Le rectum est adhérent à sa partie postérieure et gauche. Le kyste contient un nombre immense d’acéphalocystes, dont le volume varie de celui d’un œuf de dinde à celui d’une noisette. Le liquide a l’aspect du pus séreux. Un kyste hydatique semblable, mais beaucoup moins volumineux, existe dans la rate. Aucun détail sur les phénomènes observés pendant la vie.

Ici, le doute qui règne dans l’observation de Park, au sujet du véritable siège du kyste, dans l’ovaire ou dans le tissu cellulaire sous-péritonéal, n’existe pas. En effet, les deux ovaires étaient exempts d’altération.

J’emprunte à M. Roux {Clinique des Hôpitaux , t. II, n° 46), un quatrième exemple du kyste hydatique du bassin, faisant saillie dans le vagin, et traité et guéri par l’incision. L’observation a, d’ailleurs, été consignée tout au long dans l’article Acéphalocyste du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique et considéré par M. Cruveilhier comme un cas de kyste hydatique d’un des ovaires.

Obs. IV. — Mme B..., âgée de 38 ans, avait eu, huit ans auparavant, un accouchement long et pénible. L’accoucheur reconnut la cause de la difficulté dans une tumeur existant au côté gauche du vagin, et ne dissimula pas à la malade l’obstacle qu’elle pourrait apporter à un accouchement ultérieur. Cette tumeur s’accrut, mais, sans déterminer aucune espèce d’accident pendant cinq ans. Mais, pendant les trois années qui suivirent, l’émission des urines et des matières fécales devint difficile, et le mari de la malade était forcé de la sonder trois ou quatre fois par jour. A l’hôpital de la Charité, on constata, en effet, l’existence d’une tumeur dure, située à gauche, s’étendant de la marge du bassin à la grande lèvre.

Il y avait un certain degré d’engourdissement du membre pulvien gauche. M. Roux se décida à pratiquer une opération ; il incisa le vagin dans toute sa hauteur. Cet habile chirurgien

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croyait à l’existence d’une tumeur solide ; mais, au premier coup de bistouri, il s’écoula une grande quanLité de liquide incolore et un grand nombre d’acéphalocystes de toute grosseur.

On ouvrit l’ouverture, et alors une membrane d’un blanc perlé vint se présenter sur les bords de la plaie. On la saisit avec des pinces, et, en faisant de douces tractions, on la détacha peu à peu, et on finit par l’amener toute entière au dehors.

On remplit la plaie de bourdonnets de charpie. Les jours suivants, on fit des injections, et la guérison ne se fit pas attendre.

Ce kyste hydatique s’était-il développé dans le tissu cellulaire sous-péritonéal ou dans l’ovaire ? Je l’ignore : M. Cruveilhier incline vers cette opinion, en faveur de laquelle il cite l’observation suivante 1 :

Obs. Y. — Une femme âgée de 30 ans, observée par M. Basset, interne à la Pitié, présenta une tumeur de la région hypogastrique qui faisait aussi saillie parle vagin et le rectum ; la palpation abdominale, le toucher rectal et le toucher vaginal combinés donnèrent pendant la vie une bonne idée de la forme et des rapports de la tumeur. Les phénomènes les plus saillants furent la constipation et la difficulté à uriner. Le cathétérisme était souvent presque impossible, et il fallait changer la direction de l’instrument.

La malade succomba bientôt dans l’état adynamique.

Un des ovaires transformé en kyste hydatique était tombé dans le cul-de-sac recto-vaginal et avait adhéré intimement aux organes voisins; le vagin et le rectum étaient aplatis; la vessie médiatement comprimée et pleine d’urine. Dans l’épiploon gastro-splénique existait aussi un kyste hydatique volumineux, qui s’était probablement primitivement développé dans la rate, car son enveloppe extérieure se continuait avec la capsule de cet organe. Aux détails anatomiques que nous venons de donner, nous ajouterons que la tumeur, qui descendait presque jusqu’au périnée, avait le volume

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