‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 3)Chapitre 83 sur 101 · Voir l’ APPENDICE · texte numérisé non relu

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336 THÉRAPEUTIQUE

rimentation par l'expectation a fait -voir que la fièvre intermittente d’origine paludéenne peut, se guérir naturellement, résultat remarquable auquel devait du reste conduire la simple réflexion. « Pour en reconnaître la vérité, dit Requin, il suffit, ce me semble, de jeter un coup d’œil sur les écrits de pyrélologie antérieurs à la découverte du quinquina; et, assurément, dans ces archives de la science, la sagacité la plus commune discerne le plus aisément du monde, sous les services apparents de tant et tant de remèdes divers, le vrai rôle, le grand rôle de la nature médiatrice1.» Le même auteur cite, àl’appui de ces réflexions, les expériences de M. Chomel sur la poudre de houx2, les siennes propres sur la salicine3, et celles de Pinel4. Il n’est évidemment question ici que de la fièvre intermittente simple, vulgaire ; une expérimentation bien involontaire a montré les dangers de l’expectation, dès qu’il s’agit de la fièvre intermittente pernicieuse.

Dans les essais que l’on tente par l’expectation, dans les résultats qu’on obtient, il faut toujours faire la part de certaines circonstances que l’on serait tenté de regarder comme indifférentes et comme laissant, par conséquent, à la méthode expectante toute sa pureté, tandis que quelquefois elles ont eu une influence active sur la guérison. Pour n’en donner qu’un exemple, je citerai les effets du changement de pays et de climat sur certaines affections, sur la dyssentérie, sur la fièvre intermittente elle-même.

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