‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 148 sur 232 · LIMITES EXTRÊMES DE LA TEMPÉRATURE CENTRALE · texte numérisé non relu

LIMITES EXTRÊMES DE LA TEMPÉRATURE CENTRALE

Telle est la raison principale qui nous a fait préférer dans la pratique Texploration rectale à l'exploration axillaire; il en est une autre, à la vérité fort secondaire, qui n'eût pas suiû à nous déterminer dans notre choix, mais qui n'est pas cependant dénuée de toute valeur. Quinze minutes au moins sont nécessaires, surtout chez le vieillard, pour obtenir, en cas d'exploration de l'aisselle, un renseignement exact. Au bout de cinq minutes, au contraire, en moyenne, la colonne mercurielle d'un thermomètre plongé dans le rectum cesse d'osciller. La thermométrie rectale présente donc, vous le voyez, au point de vue de la rapidité d'exécution, sur l'autre mode d'exploration, un avantage marqué et qui n'est pas à dédaigner dans la pratique d'un grand hôpital.

Je ne vous dirai rien de la répugnance bien naturelle que témoignent souvent les malades, à l'égard de ce genre d'exploration, si ce n'est que la persuasion parvient presque toujours à aplanir les dificultés survenant de ce côté.

G. De la température du corps citez les vieillards y dans l'état pathologique, a. Limites extrêmes de la température centrale au-dessus et au-dessous du taux normal. — Messieurs, il est dans la thermométrie clinique un certain nombre de faits fondamentaux dont la réalité a été maintes fois vérifiée, et qu'on pourrait presque présenter comme des axiômes. Permettez-moi d'énoncer quelques-uns de ces faits principaux.

1° Si la température centrale, à un moment quelconque d'une maladie et quelle que soit la maladie, s'élève à 41" 5, le danger est grand. Si elle atteint 41° 75, 42 degrés, la mort ■est certaine. Ces chiffres indiqués par Wunderlich, à propos surtout de la pathologie "de l'adulte {loc. cit.), se retrouvent,

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