‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 169 sur 232 · DÉVIATIONS DES EXTRÉMITÉS SUPÉRIEURES · texte numérisé non relu

DÉVIATIONS DES EXTRÉMITÉS SUPÉRIEURES

carpe sur les os de l'avant bras ; é) déviation en masse de toutes les phalanges sur les métacarpiens vers le bord cubital de la main, puis déviation en sens contraire des plialangines sur les phalanges (voyez Planche IV, /?</. 3 et 4, 1 et 2j.

La déviation en masse des phalanges, vers le bord cubital de la main, est un caractère constant qui se montre un des premiers (voy. Cruveilhier, Atlas d'anal. pathoL, liv, 9, pl. 6, et Adams, Cyclopec. ofanatomij andpliysiology, aiLHand).

Dans les cas où les parties molles sont maigres et atrophiées, le radius et le cubitus font une saillie souvent considérable en arrière des os du carpe. Il y a même fort souvent, subluxation des os du carpe en avant, ce qui fait paraître le dos de la main comme excavé et raccourci, d'autant mieux qu'on observe en même temps une subluxation de l'extrémité supérieure des phalanges, en avant et en dehors des têtes des métacarpiens qui font dès lors, sur le dos de la main, une saillie considérable; par suite, les phalanges paraissent raccourcies et leur dos semble excavé. La subluxation, en général peu prononcée, des plialangines en avant et un peu en dedans des phalanges, détermine une saiUie des têtes osseuses des premières du côté de la paume de la main. Enfin, par suite de la flexion exagérée des phalangettes sur les plialangines, les deux petits condyles de ces derniers os font saillie du côté du dos des doigts. La luxation est souvent presque complète, surtout au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes. Il est fréquent d'observer, au pourtour des petites jointures, des végétations osseuses, sous formes de tubercules, et qui ne circonscrivent jamais complètement les têtes des os.

Tous ces détails complémentaires peuvent s'appliquer au

type suivant.

J)euxième type, Cpracténstic[ue : a) extension de la pha-

TYPES PniNClPAUX ET VAHIÉTËS 365

langeUe sur la plialangine ; b) flexion des plialangines sur les phalanges; c) extension des phalanges sur les têtes des mélacarpiens; d) flexion plus ou moins prononcée du carpe sur les os de l'avant-bras; e) déviation en masse des phalanges, caractérisée par une inclinaison manifeste vers le bord cubital de la main. Il va sans dire que, suivant les cas, les caractères du type sont plus ou moins prononcés (voy. Pl. IV, fig 1. et 2).

Variétés du premier type. 1° La plupart des caractères du type sont conservés ; seulement la plialangine et la phalange sont sur le même axe et forment une seule colonne (Pl. IV, fig. i). 2° On voit quelquefois manquer la flexion de la phalangette sur la plialangine, et alors le dos de la main paraît excavé à partir de la tête saillante des métacarpiens.

Variétés du deuxième type. 1° Flexion de toutes les articulations de la main les unes sur les autres, de manière à constituer une sorte d'enroulement (voy. Pl. IV,/^^'. 3) 2" Mêmes caractères, mais il y a extension des plialangines sur les phalanges. Dans tous les cas, le pouce a une tendance presque invariable : il est le plus habituellement dans une abduction forcée, avec subluxation de la tête de la première phalange en dehors de l'extrémité inférieure du premier métacarpien.

Quand les difformités dont nous venons de tracer le tableau général sont un peu prononcées, la malade ne peut plus guère faire usage de ses mains. Cependant, dans bon nombre de cas, le pouce reste mobile et peut servir, tant bien que mal, à pincer les objets; quelques phalanges peuvent remplir le même usagC;, lorsqu'elles ont conservé des mouvements de latéralité. Mais si l'articulation du coude est en môme temps rigide, ce qui arrive fort souvent, les malheureuses infirmes ne peuvent plus porter leurs aliments à leur bouche,

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