Comptes rendus de Ui Soviélc de l4olor)ie,lSTi
f.OUTTE ET SATUR.MSME 477
séculive à l'inloxicalion saturnine. Et l'on ne saurait, d'autre part, objecter contre cette manière de voir la rareté de la goutte dans les classes les plus exposées aux accidents saturnins. 11 suffit d'admettre que la goutte soit, comme l'cncéplialopathie saturnine, par exemple, un accident relativement rare de cette intoxication.
GOUTTli ET VERTIGE LAUYISGÉ
Goutte et vertige laryngé Cl).
M. Charcot, à propos d'une communication de M. Leven, parle d'une série de faits qu'il a remarqués et qu'il croit peu connus.
M. Charcot fut appelé à voir un malade qui se plaignait de goutte et de toux. Un jour, à la suite d'une légère quinte, il le vit tout à coup s'affaisser sur lui-même et se relever presque aussitôt, sans avoir présenté la moindre trace de convulsion. Le malade qui, au sortir de cette sorte de crise, assurait qu'il n'avait pas perdu connaissance, fit connaître que de temps à autre, il souffrait de ces accidents depuis l'époque où cette toux s'était manifestée. Il est inutile d'ajouter que le malade, âgé de 55 ans, n'avait jamais présenté le moindre symptôme d'épilepsie.
Peu de temps après, M. Charcot vit, avec le docteur Carrière, un malade de 54 ans qui, lui aussi non épileptique, se plaint de devenir sujet, depuis un an, à ce qu'il appelle des attaques. Cet état est annoncé par un chatouillement qui existe au-dessous du larynx, une petite toux sèche qui est suivie quelquefois d'une sorte d'attaque pendant laquelle le malade s'affaise et perd connaissance. Pendant cette attaque,