Lon. cit., p
'24 PHÉNOMÈMES lINVERSES CHEZ l'eNFANT
indices, s'il veut ne pas se laisser surprendre par des accidents .complètement imprévus (1).
Mais il est temps de quitter le point de vue très général auquel nous venons de nous placer, pour aborder enfin la question qui doit plus spécialement nous occuper aujourd'hui. Nous voulons étudier l'état fébrile chez le vieillard, comparé .sous ce rapport à l'enfant et à l'adulte ; et pour donner plus de précision aux idées que nous allons exposer, nous choisirons pour type la pneumonie lobaire, celte affection fébrile au plus haut degré, et commune à tous les âges de la vie. Son évolution nous permettra de constater les déviations qui peuvent être imprimées par la vieillesse à l'un des principaux symp- -tômes de la plupart des affections aiguës.
La fièvre, dit Gillette (2) dans un passage où il s'est fait l'écho de l'opinion exprimée par tous les auteurs spéciaux qui l'ont précédé, la fièvre se caractérise chez les vieillards par l'accélération du pouls et la sécheresse de la peau, sans que l'augmentation de la température soit bien sensible. Il fait observer ensuite que le frisson initial s'accuse à peine ou fait complètement défaut, ainsi que les sueurs. Les autres phénomènes accessoires de l'état fébrile sont, tous, selon le même auteur, plus ou moins profondément. modifiés. En somme, la description qu'il en présente offre un contraste saisissant avec ce que nous savons de l'appareil fébrile envisagé aux autres
1. Il iïiiil se rappeler, (railleurs, que les phénomènes sympathiques chez le vieillard prennent quelquefois une tournure touL à l'ait insolite. C'est ainsi que la pneumonie peut revêtir une l'orme larvée et se présenter tantôt avec les apparences d'une apoplexie céi'ébrale avec résolution complète et connue tantôt sous l'aspect d'une véritable hémiplégie, avec ou sans contracture des membres paralysés. J'insiste tout particulièrement sur ces hémiplégies pneumotiiqiies, dont nou.s avons rencontré plusieurs exemples, M. Vulpian et moi. Elles se terminent habituellement par la mort, et nous avons pu nous convaincre qu'elles ne répondaient à aucune altération encéphalique. Chez l'enfant, la pneumonie peut olfrir une l'orme cérébrale, caracléri.sée par l'éclampsie ou le conui.