‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 60 sur 232 · DYSPEPSIE GOUTTEUSE · texte numérisé non relu

DYSPEPSIE GOUTTEUSE

alors (HMlor, coiiinic pur enchanLemoril, lu douleur et laluméiacUoii des jointures; déjà le mulade se félicite du traitement qu'il s'est appliqué, lorsque tout à coup on voit éclater les phénomènes redoulables de la goutte remontée à l'estomac.

M y H lieu de distinguer ici, avec Budd etScudamore, deux formes symptomatiques. Dans le premier cas, le mal s'annonce sous la l'orme cardialgique ou spasmodique ; il existe alors une douleur vive avec sentiment de crampes à la région épigastrique, et cette sensation pénible est calmée par la pression ; il se produit en même temps une distension marquée de l'estomac, avec des vomissements souvent incoercibles, et un état général plus ou moins grave : on voit alors survenir de l'algidité, des sueurs froides ; le pouls est petit, fréquent, irrégulier ; il y a une tendance à la syncope. En pareil cas, surtout depuis Cullen, on fait usage de stimulants, et les alcooliques sont tolérés à haute dose.

Dans le second cas, la maladie prend une forme inflammatoire. Il existe une vive douleur épigastrique, surtout à la pression ; des vomissements répétés, quelquefois noirâtres ou sanguinolents ; un appareil fébrile plus ou moins intense, et, la suite de tous ces phénomènes, un état deprostration générale. Mais ici les stimulants ne sont plus tolérés, et l'on vante les émissions sanguines.

Dans les cas oîi la santé doit se rétablir, tout cet appareil symptomatique disparaît subitement, soit sous l'influence de la médication, soit d'une façon spontanée, et la fluxion goutteuse revient au gros orteil. On croit assez généralement à l'influence des applications stimulantes sur la jointure primitivement afl"ectée, pour y rappeler la goutte, qui semble s'être déplacée ; mais c'est cà peine s'il existe dans les auteurs quelques faits bien authentiques pour corroborer l'utilité de ce traitement.

Mais la science possède huit à dix observations dans lesquelles ces accidents se sont terminés par la mort. On a

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